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La formation agricole et rurale en bref

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Carte interactive des établissements de formation agricole

Cette carte est issue de l’outil FAR Carto qui vise à recenser les établissements de formation agricole et rurale. Cet outil collaboratif s’adresse aux professionnels de la FAR. Chacun peut l’enrichir ou recenser son établissement de formation.

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Contexte (agriculture, emploi…)

Le Cameroun est un pays d’Afrique Centrale et Occidentale qui s’étend sur une superficie de 475 400 kilomètres carrés. Yaoundé, la « ville aux sept collines », est la capitale politique du Cameroun. Le pays a une grande diversité géographique avec un semi désert sahélien au Nord et une forêt équatoriale au sud séparée par des savanes.

La population camerounaise en 2015 est estimée à 20 millions d’habitants avec une majorité de femmes (50,6% contre 49,4% pour les hommes). La population connait une croissance très forte ; elle était de 2,6% en 2010. Elle est très jeune avec la moitié de la population qui est âgée de 17 ans ; les jeunes âgés de moins de 15 ans représentent 43,6% de la population. Elle est répartie entre la zone urbaine (54,39% en 2015) et la zone rurale qui connait un exode rural important de la population vers les villes plus attrayantes. Ce phénomène a pour effet de concentrer la majorité de la population dans les villes particulièrement les jeunes qui sont généralement sans qualification en quête d’emploi urbain. La zone rurale contribue fortement à l’économie du pays. Elle emploie 60% de la population active, assure 55% des exportations et contribue à 30% du PIB.

Le Cameroun a un Indice de Développement Humain de 0,504 en 2013 (0,391 en 1980), ce qui le classe au rang de 152 éme au niveau mondial sur 186 pays. Le niveau de vie au Cameroun a nettement évolué au cours de ces dernières années du a une volonté politique du gouvernement à travers la mise en place de programmes de stabilisation de l’activité économique .Ce qui a permis au Cameroun d‘amorcer son économie et d’avoir un PIB en 2009 de 42,750 milliards qui représente aujourd’hui la moitié de celui de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale. Selon la Banque Mondiale en 2011,l’ économie camerounaise est dominée par le secteur primaire qui occupe 46% de la main d’œuvre nationale et contribue à hauteur de 22% au PIB National et le secteur secondaire (28% du PIB) et tertiaire (50% du PIB).

 

Agriculture et politique agricole

Le secteur agricole est caractérisé par la dominance d’exploitations familiales dont l’activité principale est l’agriculture de subsistance. Les terres cultivables représentent 26% des terres arables (7,2 millions d’hectares) soit 1,8 millions d’hectares. Ce pourcentage est relativement faible. La gestion des terres agricoles est sous la contrainte à d’une mauvaise politique ainsi que l’absence d’infrastructures routières permettant de relier les zones exploitées des grandes villes ou se trouvent les marchés potentiels. Ceci contribue à un enclavement des zones cultivables. Malgré ces contraintes l’agriculture est très dynamique de sorte et contribue à l’autosuffisance du pays à hauteur de 80% via les cultures vivrières et l’apport de devises à travers l’exportation au niveau mondial particulièrement en Europe et dans la sous-région (Tchad, Gabon, République Centrafricaine, Guinée Equatoriale).

Le secteur de l’agriculture vivrière est caractérisé par une forte demande locale et des exploitations de superficie moyenne de 1,5 hectare à faible productivité. Les principales cultures sont la banane plantain (2 millions de tonnes),le manioc (3 millions de tonnes),le maïs (1 million de tonnes),le taro (1,3 millions de tonnes),l’igname, le mil, le sorgho, les légumes (haricot, haricot vert,oignon,ail) et les fruits (ananas ,melon,tomate,mangue,mandarine,pamplemousse,avocat).

Les principales cultures d’exportation sont la banane, le coton, le café, le cacao et l’huile de palme. L’exportation de la banane sur le marché international est concentrée principalement en Europe (98% des exportations).Selon une étude de la Commission européenne, les exportations de bananes représentent 170 millions d’euros soit 1,7% des exportations totales du pays et 12,9% des exportations de produits agricoles de rente en 2011.Le secteur contribue fortement à la stabilité économique et sociale des zones rurales. Il emploie près de 45 000 personnes et assure la subsistance de 100 000 personnes à travers des ayants droits et des systèmes sociaux de partage communautaire. La production nationale consacrée à l’exportation couvre 36 000 hectares. Elle est assurée par des entreprises agroindustrielles telles que la compagnie fruitière de Marseille (Groupe Dole 46%), la CDC (Société de l’Etat avec Del Monte Cameroun 41%) et SPM (13%).Le coton avec une production de 113 000 tonnes sur la campagne 2005-2006 exporte 90% des récoltes représentant 6% des exportations camerounaises et 22% des exportations agricoles. La production et la commercialisation est assurée par une entreprise nationale la Sodecoton (60% du capital appartenant à l’Etat).

Le Cameroun dispose d’un cadre de référence de politique agricole à travers une stratégie de développement du secteur rural à l’horizon de 2015 qui vise à relever le défi de la sécurité alimentaire au niveau national et sous régional à travers une agriculture exportatrice. Ceci a pour but d’optimiser la croissance des productions alimentaires avec une priorité accordée à la satisfaction des besoins alimentaires tant en qualité qu’en quantité, ce qui nécessite la modernisation et le renforcement de la production des exploitations familiales pour une plus grande productivité. Pour assurer une facilité d’accès aux financements à ce programme une banque agricole est en cours de création. Il y’a également une très grande volonté politique d’améliorer les infrastructures routières pour désenclaver les zones de production et favoriser l’accès aux marchés des grandes zones de consommation.

Pour la formation agricole et rurale le gouvernement dispose d’un programme national d’Appui à la rénovation et au développement de la Formation Professionnelle dans les secteurs de l’agriculture, l’élevage et la pêche (AFOP) qui est axée sur l’amélioration des formations agricoles adaptées à l’emploi et à le forte dynamique agricole. Il a été initié pour doter le milieu rurale d’acteurs économiques qualifiés afin de maintenir la forte dynamique économique des zones rurales et ainsi de lutter contre le phénomène de l’exode rural.

 

Situation de l’emploi au Cameroun

De par sa capacité à employer plus de la moitié de la population active particulièrement dans l’informel, le secteur agricole est le principal pourvoyeur d’emploi en milieu rural. Cependant il existe peu de chiffres sur ses besoins en main d’œuvre ou d’estimations de sa capacité à satisfaire la forte demande en emplois en raison d’une forte croissance démographique.

Les zones rurales abritent beaucoup de jeunes sans qualification qui sont exclus du marché de l’emploi. Les taux d’abandon scolaire sont au niveau du cycle primaire (35%),du premier cycle secondaire (38%) et du second cycle (53%) .Pour les diminuer il est nécessaire de mettre en place des formations capables de faciliter l’insertion professionnelle des jeunes dans le milieu agricole et ainsi de renforcer la compétitivité et la productivité du secteur.
La zone urbaine a une offre d’emploi plus développée dans le secteur tertiaire. Néanmoins le taux de chômage est plus élevé dans les grandes villes comme Douala et Yaoundé environ 15,5% touchant la catégorie d’âge de 15-34 ans.

 

Dispositif FAR

La formation agropastorale et rurale au Cameroun est dispensée par plusieurs sous dispositifs :

Ministère de l’Agriculture et Du Développement Rural (MINADER) et Ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries Animales (MINEPIA)

Le programme AFOP s’est attelé à rénover le dispositif de formation et d’insertion agropastorale et rurale du MINADER/MINEPIA par la construction d’une offre de formation adaptée qualitativement, quantitativement et géographiquement aux besoins et à la demande des acteurs de développement du monde rural à travers :

  • la densification du réseau de centres et des écoles pour couvrir le territoire national à travers l’intégration, en plus des 41 centres et 21 écoles publics, de 13 centres communaux, 45 centres privés confessionnels ou laïcs et de 05 écoles privés et la mise en place d’un dispositif de l’accompagnement des jeunes et adultes formés à l’insertion professionnelle dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et des pêches.
  • l’amélioration de la gouvernance du dispositif rénové de formation et d’insertion agropastorale et rurale à travers la mise en place de :
    • 122 organes paritaires de gestion des centres et écoles (représentants de l’Etat, des collectivités territoriales décentralisées, des organisations des producteurs, des autorités traditionnelles et des structures de microfinance) pour la cogestion des structures de formation soit 1086 acteurs ;
    • 10 commissions financières (80 acteurs) pour le financement des projets des jeunes ;
    • 10 commissions régionales (50 acteurs) pour la validation et la sélection des projets ;
    • 3 Centres de ressources (9 acteurs) pour le renforcement des capacités des moniteurs et des formateurs ;
    • 4 correspondances de zone (19 acteurs) pour l’appui technique et le suivi-évaluation des structures de formation ;
    • 1 Coordination nationale (41 acteurs) pour la production de savoirs, la communication et le plaidoyer, la fonction de veille et la passation des marchés.*
  • le renforcement des capacités de pilotage, d’appui et d’animation du dispositif de formation à travers le renforcement des capacités des acteurs du dispositif notamment 122 directeurs, 380 moniteurs, 167 formateurs, 1945 référents producteurs, 966 maîtres de stages et 70 cadres des administrations centrales.
    Cette rénovation a développé des nouvelles fonctions dans le dispositif notamment la fonction de pilotage, d’appui et d’animation du dispositif, la fonction de formation des bénéficiaires, la fonction d’accompagnement à l’insertion des jeunes formés, la fonction d’inspection et de certification, la fonction de financement de la formation et de l’insertion des jeunes et la fonction de renforcement des capacités des acteurs de la formation. En outre, les acteurs de cette rénovation se sont aujourd’hui engagés dans une phase de consolidation et de pérennisation des acquis de la FAR au Cameroun.
    Par ailleurs, les sociétés de développement (SODECOTON, SODECAO, CDC, etc.) disposent aussi de dispositifs de renforcement des capacités des acteurs de leur filière. Il en est de même pour les interprofessions cacao- café et filière avicole qui disposent des dispositifs de renforcement des capacités des acteurs de ces filières.

Ministère des Enseignements Secondaires (MINESEC)

Pour ce sous dispositif la stratégie sectorielle de l’éducation adoptée en juin 2006 fixe les mêmes objectifs à l’enseignement technique ainsi qu’à la formation professionnelle : l’enseignement technique doit adapter son offre à la demande et pour cela il doit impliquer les organisations socioprofessionnelles. La mise en œuvre de cette stratégie à travers le Projet d’Appui à la Réforme de l’enseignement technique et de la formation professionnelle (PARETFORM) avec pour objectif de construire 10 établissements d’Enseignement technique et de Formation Professionnelle dans les dix régions sous financement de la Banque Mondiale a donné lieu à la mise en place déjà de deux Lycées d’Enseignement Technique et de Formation Professionnel de Yabassi et de Lagdo. Et le Projet d’Intégration de l’Enseignement et la Formation Agricoles et Rurales dans les Établissements Scolaires (PIEFARES) pour élaborer les curricula et les textes règlementaires nécessaires à leur mise en œuvre en direction des étudiants des Collèges d’Enseignement Technique, Industriel et Commercial (CETIC), des Écoles Nationales de l’Enseignement des Instituteurs d’Enseignement Technique (ENIET) et des Écoles Nationales de l’Enseignement des Instituteurs d’Enseignement Général (ENIEG). Il est prévu dans ce projet la mise en place des jardins scolaires et les vergers dans les établissements.

Au fait, l’enseignement technique prépare au diplôme de CAP et de BTS pour l’entrée en vie professionnelle tout en donnant accès à la poursuite de la formation au baccalauréat technique de type F (génie électrique, civil ou information) ou G (formations tertiaires) dont la première finalité est l’entrée à l’enseignement supérieur.

Ministère de l’Enseignement Supérieur (MINESUP)

Le Cameroun compte de huit (08) universités d’Etat dont quatre (04) disposent de programmes de formation lié au secteur agricole et rurale : Dschang, Ngaoundéré, Maroua et Buea.

L’Université de Dschang est la mieux structurée et la plus ancienne dans la formation des cadres supérieurs dans le domaine de l’agriculture et du développement rural. Elle offre une gamme de diplôme qui va du technicien supérieur à doctorat Phd en passant par les ingénieurs de travaux et les ingénieurs de conception.

Elle est suivie de l’Université de Ngaoundéré avec ses deux écoles notamment l’Ecole Nationale Supérieure des Sciences Agro-industrielles (ENSSAI) et l’Ecole des Sciences et Médecine Vétérinaire (ESMV) qui forment respectivement les ingénieurs agroalimentaires et les docteurs vétérinaires.

L’Université de Maroua quant à elle dispose des programmes de formation dans les domaines de l’énergie renouvelables, de l’agriculture et de l’hydraulique des zones sahéliennes. Elle assure également la formation et le perfectionnement des techniciens et des professionnels dans la protection de l’environnement, la lutte contre la désertification et l’érosion des sols.

Il y a également l’Université de Buea qui est dans le système anglo-saxon et qui délivre des Bachelor of sciences (Bsc) dans les domaines de l’agriculture, les productions animales, l’économie rurale, l’agrobusiness et le génie rural.

Par ailleurs, plusieurs Instituts Privés d’enseignement Supérieur (IPES) sous la tutelle de ces universités disposent des programmes de formation dans le secteur de l’agriculture et du développement rural.
Ce sous dispositif est complété par la formation dans le domaine de la pêche par l’Institut des Sciences Halieutiques de l’Université de Douala qui dispense la formation des ingénieurs halieutes et des océanographes et l’Institut des Arts Nautiques et des Métiers de la Pêche de l’Université de Buea qui assure la formation des officiers mécaniciens, des officiers de ponts et des capitaines de pêche.

Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (MINEFOP)

Le sous dispositif du MINEFOP a hérité de l’ensemble des 280 Section Artisanales Rurales et Sections Ménagères (SAR/SM) et les 4 Centres de Formation Professionnelle Rapide (CFPR) de l’ancien enseignement technique. Ce sous dispositif avec l’accompagnement des bailleurs de fonds est en train de mettre en place les Centres de Formation Professionnelle d’Excellence (DOUALA, LIMBE et SANGMELIMA), les Centres de Formation Professionnelle Sectorielle (DOUALA et EDEA) et les Centres de Formation aux Métiers (CFM) pour développer les métiers de chaine de valeur autour de la transformation des produits agricoles, et de rénover les SAR/SM.

Avec la promulgation de la loi N° 2018/010 du 11 juillet 2018 régissant la formation professionnelle au Cameroun, ce dispositif s’est enrichi de l’Institut de formation des formateurs et dix Centres d’Orientations et d’Informations Professionnelles au niveau de chaque Chef-lieu de région.

Ministère de la Jeunesse et de l’Education Civique (MINJEC)

Il faut également signaler la présence d’un sous dispositif au MINJEC constitué de l’ONJ, l’ASCNPD, le PEPCIN, le PAJER-U, le FONIJ, le PARI-JEDI et le PNV avec 434 Centres Multifonctionnels de Promotion des Jeunes (CMPJ) dont 360 au niveau des arrondissements, 58 au niveau des départements, 10 au niveau des régions et 02 Centres de Référence à Yaoundé et à Douala.

L’Observatoire National de la Jeunesse (ONJ) qui est la structure d’intermédiation, est la porte d’entrée du dispositif à travers l’inscription du jeune en quête de formation ou d’insertion. Cette structure oriente le jeune vers le guichet approprié à son besoin et fait le suivi du jeune de son enregistrement jusqu’à son autonomisation (formation, financement du projet et suivi post financement) à travers la carte jeune biométrique.

L’Agence du Service Civique National de Participation au Développement (ASCNPD) quant à elle, en collaboration avec le Programme d’Education Populaire Civique et d’Intégration Nationale (PEPCIN), s’occupe du réarmement civique et moral ainsi que la formation à la culture entrepreneuriale dont la formation modulaire agropastorale et rurale.

Le PAJER- U quant à lui, s’occupe de l’accompagnement entrepreneurial et managérial des jeunes afin de permettre à ces derniers d’élaborer leurs business plan qui seront soumis plus tard au guichet de financement du Fonds National d’Insertion des Jeunes (FONIJ) ou du Plan Triennal Spécial-Jeunes et dont l’accompagnement à la mise en oeuvre du projet se fait au niveau des CMPJ et de mieux gérer leurs entreprises.

Secteur privé

A côté de ces sous dispositifs se trouve le sous dispositif de la formation agricole et rurale du secteur privé composé des organisations de la société civile, des mouvements associatifs confessionnels et des laïcs. Deux organisations se taillent la grande part : la plateforme pour la promotion des centres éducatifs familiaux de formation par alternance (PROCEFFA) avec ses 17 organisations membres (CODAS Caritas, FEMAFARC, CNEFAC, CDD etc.) et de l’Institut Européen de Coopération et de Développement (IECD) avec ses 11 centres de formation qui sont soit dans le dispositif du MINEFOP pour ce qui des 9 Ecoles Familiales Agricoles (EFA), soit dans le dispositif de l’enseignement secondaire pour ce qui est des 2 Instituts de Formation en Entreprenariat Rural (IFER).

Conseil et vulgarisation Agricoles (CVA)

Avec la révision de la nouvelle politique Agricole en 1999, l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE en 2000, l’élaboration de la stratégie de Développement du Secteur Rural (SDSR) en 2003, l’Etat a enclenché une nouvelle phase d’intervention avec la mise en place du programme d’Appui à la Compétitivité des Exploitations Familiales Agricoles (ACEFA) sous financement du C2D en 2008.

Aujourd’hui le MINADER et le MINEPIA dispose du programme d’Appui à la Compétitivité des Exploitations Familiales Agricoles (ACEFA). Ce dispositif afin de mieux répondre aux problèmes des producteurs, propose différents services en fonction de leur niveau technique et économique. Ces services visent :

  • l’amélioration des systèmes de cultures et d’élevage,
  • le développement des services des OP : appui à la production, approvisionnements, transformation, stockage, commercialisation ;
  • l’amélioration du fonctionnement et de la gestion des OP à vocation économique.

Aux groupes de producteurs (hors OP) le dispositif propose du Conseil collectif : 8 à 20 personnes sur les techniques de production et l’analyse économique. Aux Exploitations Individuelles de l’Observatoire le dispositif propose un conseil individuel pour l’amélioration du système de production et sur la gestion de l’exploitation. Aux organisations des producteurs (OP) de faible niveau, le Conseil collectif aux membres pour l’amélioration du système de production et sur la gestion de l’exploitation mais également pour développer les services de l’OP l’organisation interne, l’Appui technique, la gestion financière de base l’analyse économique et l’étude prévisionnelle. Quant aux organisations des producteurs de niveau avancé, ce dispositif propose le conseil de gestion sur l’organisation interne, l’appui technique, la gestion économique et financière et l’accompagnement à l’élaboration du projet d’entreprise.

Le dispositif d’appui-conseil du programme ACEFA est constitué d’une Coordination nationale avec 39 membres, 10 Coordinations régionales avec 143 cadres, 56 Cellules Techniques Départementales avec 2203 cadres. Les organes de cogestion de ce dispositif sont 1 Comité de pilotage, 10 Commissions régionales de sélection des projets des OPA, 56 Commissions départementales de sélection des projets des OPA et 56 Comités départementaux de conseil.

A côté de ce sous dispositif du programme ACEFA, s’ajoutent les sous dispositifs des sociétés de développement notamment la SODECAO (Société de Développement du Cacao), SODECOTON (Société de Développement du Coton) et la CDC (Cameroon Development Cooporation).

La SODECAO n’a pas de centre de formation en tant que tel mais plutôt des agences (69 au total) ayant à leur tête un chef d’agence et des encadreurs technique qui forment et suivent les producteurs dans leurs champs afin de bénéficier des conseils propices aux bonnes pratiques agricoles. De même ces encadreurs techniques favorisent, lorsque les conseils sont bien assimilés et appliqués une production abondante et de bonne qualité. En plus utiliser les intrants et les pesticides appropriés pour fertiliser et lutter contre les capsides et autres cochenilles.

La SODECOTON est la principale structure d’appui aux 300 000 producteurs organisés en 1 800 groupements de producteurs de coton (GPC) chargés d’assurer la distribution des intrants et l’achat du coton graine au village. Son dispositif de terrain est pyramidal, avec à la base 263 chefs de zone (CDZ) qui travaillent sous la supervision et l’autorité de 39 chefs de secteur (CDS) et de 9 chefs de région (CDR).

Les ONG de portée nationale comme le SAILD, INADES, CODAS CARITAS et APESS, les faitières par filière au niveau national : ANPCC), CNPV-C, UNEXPALM, les deux interprofessions : IPAVIC et CICC ainsi que la plateforme des OP –PLANOPAC continuent d’offrir des services de CVA à leurs adhérents.
A tout ce partiaire d’acteurs s’ajoutent les projets et programmes du MINADER et du MINEPIA aussi bien sous financement interne qu’externe.

Incubation

Dans cette même période sont apparus des sous dispositifs d’incubation parmi les quels ceux mis en place par le Projet de Développement des Chaines de Valeur Agricoles (PDCVA) et le programme de Promotion de l’Entreprenariat Agropastoral des Jeunes (PEA-JEUNES).

Le sous dispositif du projet de Développement des Chaines de Valeur Agricoles est constitué d’une composante gestion à la coordination du programme animée par 03 cadres, d’une composante technique assurée par 08 cadres au sein de l’Institut Internationale d’Agriculture Tropicale (IITA) et d’un réseau de 14 centres d’incubation avec à leur tête un chef de centre. Ces centres d’incubation sont repartis dans cinq régions à savoir l’Est, le Centre, le Littoral, le Sud et le Sud-Ouest.
Les services offerts par ce dispositif se résument à l’incubation (formation à la conduite des filières choisies), le crédit à la première installation et la facilitation de l’accès au crédit du fonds de développement des filières.

Celui du programme PEA-jeunes est constitué de 15 cellules d’incubation logées toutes dans les structures de formation du MINADER et du MINEPIA reparties dans quatre région que sont le centre, le Littoral, le Sud et le Nord-ouest. Chaque cellule d’incubation comprend un comité de pilotage, un comité de sélection et une cellule opérationnelle. Chaque cellule opérationnelle comprend une direction et trois unités techniques dont l’unité de formation entrpreunariale, l’unité de business coaching et l’unité de recherche développement. Ces cellules d’incubation sont placées sous quatre coordinations régionales de trois cadres chacune, coiffées elles-mêmes par une coordination nationale d’une quinzaine de cadres. Les services de ce sous dispositif sont la formation, l’accompagnement à la mise en oeuvre des projets, le mantorat et le financement des projets.

En plus des sous dispositifs cités plus haut, s’ajoute le sous dispositif du MINEFOP en cours de mise en place à travers les Centres de formations aux métiers (CFM), pour les métiers ruraux qui sont en amont et en aval de la production agricole.

Les offres de formation

Pour ce qui est de la formation initiale, les sous dispositifs du MINESUP et du MINESEC qui dispensent des enseignements, préparent à des diplômes du système LMD pour ceux de l’enseignement supérieur et des CAP et BT pour ceux de l’enseignement secondaire.

Les autres sous dispositifs quant à eux dispensent des formations professionnelles qui pour certaines sont sanctionnées par des diplômes de l’enseignement supérieur (BTS pour certains métiers du sous dispositif du MINADER et du MINEPIA) et pour d’autres des diplômes de l’enseignement secondaire (CAP pour les formations des IFER du sous dispositif privé). A côté de ces formations diplômantes existent des formations qualifiantes sous la bannière du MINEFOP pour les sous dispositifs du MINADER/ MINEPIA et du privé.

Pour ce qui est de la formation continue, les formations modulaires organisées dans les sous dispositifs du MINADER/MINEPIA et du MINJEC sont destinées soit à des producteurs en activités sur des thématiques précises dans leurs systèmes de production, soit sur les itinéraires techniques pour la préparation des jeunes à l’exercice dans certaines filières de production. Dans la plupart de cas, elles adressent l’introduction des techniques ou des technologies issues de la recherche.

Le premier constat pour ce qui est des offres de formation, est que la formation agropastorale et rurale est dispensée sous deux types notamment (i) l’enseignement dans des disciplines (cas du MINESUP et du MINESEC) et (ii) la formation professionnelle préparant à des métiers cas des autres sous dispositifs. La conséquence logique est que pour le moment il existe très peu ou pas de passerelles entre les deux types de formation.

Avec la promulgation de la loi N°2018/010 du 11 juillet 2018 régissant la formation professionnelle au Cameroun et des décrets d’application publiés en 2020, il devient évident que toutes les formations dispensées par les autres sous dispositifs trouvent un ancrage au MINEFOP. Cependant, le cadre de certification de la formation professionnelle n’est pas encore disponible.

Les méthodes et les approches

S’agissant des méthodes et des approches pour les formations initiales, les sous dispositifs du MINESUP et du MINESEC dispensent des enseignements à des disciplines basées sur les programmes d’enseignement à travers des cours théoriques et des travaux pratiques sur des technologies bien déterminés. Alors que les autres sous dispositifs dispensent des formations professionnelles basées pour la plupart sur des référentiels de métiers conçus suivants l’approche par compétence.

Concernant la formation continue, bien qu’elle est dispensée sur la base des modules de formation, elle diffère d’un sous dispositif à l’autre selon les méthodes et approches utilisées par le sous dispositifs. Tous les acteurs entendent consolider ses résultats à travers la valorisation des acquis de l’expérience.

Les acteurs de la formation

Les acteurs de la formation agropastorale et rurale sont multiples autant que les sous dispositifs souvent sans lien entre eux, chacun assurant la gouvernance de son sous dispositif. La conséquence est que l’offre de formation agropastorale et rurale est très peu en adéquation avec la demande économique, sociale et politique du pays. Les objectifs poursuivis par les uns étant de produire des diplômes et les autres de mettre des professionnels sur le marché de l’emploi.

 

Réseau national des acteurs de la FAR

Le Réseau des Acteurs de la Formation Agropastorale et Rurale du Cameroun (FARCAM) s’est constitué en 2009 en Association, à la faveur d’un vaste processus de rénovation du dispositif de formation et d’installation des jeunes dans le secteur agricole réalisé dans le cadre du Contrat de Désendettement et de Développement (C2D), à travers le programme AFOP (Programme d’Appui à la rénovation et au développement de la Formation Professionnelle dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et des pêches) et de la dynamique internationale conduite par le réseau internationale de formation agricole et rural ( FAR), lui-même crée en 2006 et dont le Cameroun est membre fondateur.

FARCAM se donne pour missions :

  • d’influencer les processus de la formation agricole rurale tant de masse qu’académique sur le territoire de la République du Cameroun.
  • de contribuer à la conception et à la mise en œuvre des politiques nationales de formation agropastorale et rurale, et d’insertion socioprofessionnelle par le développement d’une expertise nationale.

En 2012, le réseau FARCAM s’est mis en place comme étant une association reconnue par la préfecture du MFOUNDI à Yaoundé (déclaration Association formation Cameroun 2012). Cette association a pour objectif de mobiliser l’ensemble des acteurs pour relever l’ensemble des défis auxquels fait face la FAR au Cameroun.

En 2020, FARCAM a mené une réflexion stratégique (plan stratégique 2021-2023) pour clarifier sa vision, sa mission et ses valeurs. FARCAM souhaite être force de proposition dans le domaine et se positionner comme un interlocuteur incontournable de la FAR au Cameroun.

Ressources

Retrouvez toutes les ressources et actualités du Cameroun dans l’espace Ressources du réseau FAR.

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Contact

Représentants Pays pour le Réseau FAR :

Pierre Blaise Ango : angopb@yahoo.fr

Président de l’association réseau FAR – Coordonnateur du programme national AFOP
BP 33839 ‐ YAOUNDE
(+ 237) 22 20 36 57 ‐ (+ 237) 6 97 08 90 99

 

Charles Mahop : mahop_charles@yahoo.com

Président de FARCAM
Directeur de centre de formation

 

 

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