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Guinée

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La formation agricole et rurale en bref

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Carte interactive des établissements de formation agricole

Cette carte est issue de l’outil FAR Carto qui vise à recenser les établissements de formation agricole et rurale. Cet outil collaboratif s’adresse aux professionnels de la FAR. Chacun peut l’enrichir ou recenser son établissement de formation.

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Contexte (agriculture, emploi…)

Située à l’ouest de l’Afrique, la Guinée couvre une superficie de 245 857 km2 avec plus de 300 km de littoral atlantique. Elle est aussi appelée « Guinée-Conakry » du nom de sa capitale pour la différencier de la Guinée-Bissau et de la Guinée équatoriale.

La population guinéenne s’élève à 11,8 millions d’habitants dont 70 % vivent en milieu rural. Elle est relativement jeune puisque plus de 74 % est âgée de moins de 35 ans.

Agriculture et politique agricole

L’agriculture guinéenne mobilise plus de 70 % de la population mais contribuerait pour à peine 18 % à la formation du Produit intérieur brut (PIB). Un quart seulement des terres cultivables est utilisé, terres représentant elles-mêmes le quart de la superficie totale du pays. Les exploitations agricoles sont petites (de l’ordre de 700 000 avec une taille moyenne de 2 ha). Les rendements sont très faibles et les produits agricoles ne représentent environ que 10 % du commerce extérieur. Pourtant le climat autorise souvent des cultures tout au long de l’année et le potentiel hydrographique est élevé, le pays étant appelé à juste titre le “Château d’eau de l’Afrique de l’Ouest”.

Au plan économique, l’agriculture guinéenne est caractérisée par une faible productivité économique en général, un déficit des productions animale et halieutique en particulier. Le secteur souffre d’une organisation insuffisante des chaînes de valeurs et d’un très faible niveau de valorisation des produits agricoles. La balance commerciale agricole négative pèse lourdement sur l’économie nationale et constitue une perte d’opportunités qui se traduit par : (i) un poids très important du secteur agricole dans l’économie guinéenne, car ce secteur contribue pour 23, 7% du PIB ; il est suivi du secteur minier qui contribue pour 16,9% du PIB. Il connait une forte subvention de l’Etat, (ii) une balance commerciale agricole négative du fait : (i) des rendements faibles à cause du caractère artisanal des exploitations agricoles, (ii) de la domination des cultures vivrières et des transformations artisanales ;(iii) d’un surcout des produits agricoles lié à la sous performance de l’agriculture pénalisant notamment le panier moyen du consommateur final et augmentant les importations du fait que les produits agricoles ne sont pas compétitifs.

Au plan social, l’agriculture est la principale source de revenus des zones rurales. La population rurale représente 80% de la population totale et tire 79% de ses revenus des activités agricoles. Elle constitue un levier fort pour la lutte contre la faim et la pauvreté. Elle est le moteur économique et le secteur porteur d’emploi ; d’où la nécessité de relever les défis pour continuer à jouer son rôle de créateur d’emplois, de sécurité alimentaire et de source de devises. Aussi, le secteur agricole est caractérisé par : (i) Une faible capacité d’investissements privés due à un accès limité au système bancaire avec 12% seulement des ménages qui ont accès au crédit agricole formel et non formel et (ii) un foncier au statut juridique complexe avec un morcèlement dont 70% des parcelles inférieur à 2 hectares.

La Guinée est engagée sur plusieurs programmes que sont : la Lettre de Politique de Développement de la Pêche et de l’Aquaculture (LPDPA), le Programme Décennal de l’Éducation en Guinée (ProDEG), le PAFISAM, le PASANDAD, la Politique Nationale de Développement Agricole (PNDA), le PNDES, le Plan National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire (PNIASAN).

 

Situation de l’emploi en Guinée

Aujourd’hui, 9 personnes sur 10 sont sur le marché de l’emploi sans aucune formation et seulement 7% de la population active a un diplôme de l’enseignement technique.

L’économie guinéenne est dominée par le secteur primaire avec le sous-secteur de l’agriculture qui représente 20 % du PIB. Selon le recensement de l’Institut National de la Statistique de 2012, l’agriculture pourvoirait 45,8% des emplois sous forme d’emplois indépendants correspondant à la structure familiale de l’activité agricole. Un taux d’occupation de la population active de 70 à 80 % dans le secteur agricole est mentionné. Compte tenu des perspectives de développement économique de la Guinée, il est donc probable que ce secteur restera l’un des principaux pourvoyeurs d’activités et d’emplois pour la population guinéenne, l’un des principaux moteurs de la croissance et de sources des revenus.

Le nombre de jeunes sollicitant la formation et le parcours sollicité : il n’est pas facile d’avancer des chiffres précis, mais l’analyse des entretiens avec des groupements de producteurs* permet d’estimer qu’il existe sur chaque exploitation (environ 900 000) des jeunes sortis du système scolaire et qui travaillent sur cette exploitation ; or ces jeunes n’ont reçu aucune formation professionnelle si ce n’est la reproduction de ce qu’ils voient sur l’exploitation des parents.

Pour répondre aux besoins de ce type de public, le dispositif de formation, l’aspect insertion et installation agricole qui lui sera proposée doivent être adaptés ; cela signifie : i) des objectifs centrés sur la maitrise des productions existantes, du français fonctionnel et des outils mathématiques élémentaires (permettant d’effectuer les 4 opérations : addition, multiplication, soustraction et division) ; ii) une formation de proximité avec une organisation particulière, c’est à dire décentraliser la formation au niveau des villages et collaborer avec les structures locales de développement ; iii) une formation en alternance calée sur les rythmes biologiques des productions de façon à s’appuyer sur des supports pédagogiques les plus concrets possibles et à ne pas sortir ces jeunes de l’exploitation au moment où la main d’œuvre est indisponible.

Les chambres d’agriculture et les OPA participeront à l’opérationnalisation locale à travers :

  • La définition des formations (métiers ou filières) à développer ;
  • Leur participation à la définition des compétences requises (contenu des formations) ;
  • Leur implication dans la réalisation des formations (formateurs et locaux de formation) ;
  • Leur participation à la certification (validation des acquis et remise de certificat de qualification).

 

Dispositif FAR

L’offre de formation en Guinée comprend :

  • Au niveau du Ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle de l’Emploi et du travail :
    • 4 écoles nationales d’agriculture et d’élevage qui forment des jeunes de niveaux brevet et baccalauréat + 3ans ;
    • 1 école nationale des Agents techniques des eaux et forêts, qui forme des jeunes de niveau brevet + 3 ans ;
    • 1 centre d’apprentissage post primaire et secondaire agricole qui forme des apprentis, des déscolarisés et non scolarisés.
  • Au niveau du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique :
    • 1 Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire qui forme des cadres supérieurs ;
    • 1 Institut Vétérinaire qui forme des cadres supérieurs.
  • Des opérateurs privés : les Maisons Familiales Rurales (MFR) de Friguyabhé (Kindia), de Kolaboui (Boké) et les Cellules de formation des autres acteurs du développement rural, à savoir : ANPROCA, IRAG, les OPA (notamment CNOP-G; FOP-BG, etc.) ; les ONG (notamment Guinée-44 et Anamorphose) ainsi que l’appui des agences de coopération allemande, suisse, américaine.

Ecouter une émission radiophonique sur le thème de “La Formation Professionnelle en Guinée”

Rénovation en cours

Parmi les projets et programmes de formation professionnelle agricole, les plus importants sont :

  • Le projet d’Amélioration de la Formation et de l’Insertion dans les secteurs Agricoles et des Mines (PAFISAM) financé dans le cadre du Contrat de Désendettement et Développement entre la France et la Guinée (C2D), qui vise à rénover le secteur de la formation professionnelle. Ce projet porte sur : i) la formulation d’une stratégie nationale de la formation agricole et rurale ; ii) la formation des formateurs en lien avec la redéfinition des programmes de formation ; iii) la réhabilitation des infrastructures et des locaux ;iv) la réhabilitation du domaine agricole v) les partenariats à établir entre les centres de formation et les autres acteurs en matière d’insertion, et vi) l’insertion professionnelle des jeunes.
    • Le projet pour une formation professionnelle au service de l’insertion socioéconomique des jeunes ruraux et le développement des territoires(PFJDT) : ce projet portera sur, entre autres :i) des concertations pluri acteurs et territoriales pour faire émerger des parcours de formations professionnelles et d’insertions sociales et économiques des jeunes en milieu rural ; ii) l’expérimentation de dispositifs de formation professionnelle innovants accompagnant l’insertion socioéconomique de jeunes ruraux sur leurs territoires ; iii) capitalisation et partage d’expériences de démarches d’engagement en coopération solidaire de territoires à territoires ( Région Pays de la Loire en France et Basse Guinée).
  • Le projet de renforcement des capacités des cadres et responsables guinéens sur l’approche programme (PRCR) : il porte sur les axes stratégiques suivants :
    • la consolidation de l’offre existante ;
    • le développement de l’apprentissage ;
    • le développement de l’offre sectorielle de formation.

Voir une vidéo entretien avec le Ministre Damantang Albert Camara (2015)

En 2020, une Stratégie Nationale de Formation Agricole, Rurale et Emploi (SNFARE) est validée pour la période 2020-2025.

 

Réseau national des acteurs de la FAR

Le Réseau des Acteurs des Formations Agricoles et Rurales de Guinée (RAFARGUI) a été créé en 2013. Il vise à soutenir et renforcer la réflexion sur les formations en milieu rural dans le cadre de la politique nationale de développement agricole et rural et celle de l’emploi, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle à travers le partage de l’information et la mise en relation des acteurs.

Composition du Conseil d’Administration

Postes Titulaire élu Structures d’origine
1 Président Moussa Para DIALLO Confédération Nationale des Organisations Paysannes de Guinée
2 Vice-président chargé de l’animation du Réseau et des Relations avec l’Association Réseau FAR International Alphaba BAYO Direction Nationale de l’Apprentissage et des Formations Professionnelles Post primaire et Secondaire -METFP-E
3 Responsable de l’information et de la communication Michel HABA Fédération Régionale des éleveurs de la Guinée Forestière
4 Secrétaire Administratif Alexandre HONOMOU METFP-E
5 Trésorière Mme Foulématou CAMARA Présidente de la Fédération des Organisations Paysannes de la Basse Guinée
6 Responsable des projets et programmes Thierno Moussa DIALLO ONG INADER
7 Responsable aux questions Genre et équité Lamine TRAORE ANPROCA/Ministère Agriculture

Documents de référence

Documents utiles :

 

Ressources

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Ressources disponibles dans l’espace Ressources du Réseau FAR

Autres ressources

Agriculture et politique agricole

Situation de l’emploi

Formation Professionnelle

Genre

 

Contact

Représentants Pays pour le Réseau FAR :

Alphaba Bayo : mralphaba@yahoo.fr

Ministère de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle

 

 

Andéga CAMARA : andega06@yahoo.fr
Coordonnateur Organisation Paysanne

 

 

 

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