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Réseau FAR

09
Sep
2021

Capitaliser les expériences de formations de producteurs au Sénégal : retours sur l’atelier

Un processus de capitalisation, mené par le réseau national FARSEN, est en cours sur les formations des agricultrices et agriculteurs sur le Delta du Fleuve Sénégal. Quelles sont les structures qui offrent des formations destinées aux productrices et producteurs ? Qui sont les bénéficiaires ? Quels sont les impacts des formations sur le développement des exploitations familiales ? Retours en texte et en vidéo sur la démarche et sur les premiers résultats.

La vision portée par le FARSEN à savoir « une plateforme de référence au service des acteurs pour la rénovation des dispositifs de formation et d’insertion agricoles et rurales » et traduite en trois axes stratégiques dont l’axe stratégique 2 (Capitalisations, innovations et services aux membres du FARSEN et aux acteurs de la FAR) a donné matière à une capitalisation de la formation des producteurs au Sénégal. Ce processus est bien en phase avec le chantier ou axe d’intervention N°3 de son plan stratégique 2019-2023 portant sur la « Promotion, capitalisation et valorisation d’initiatives innovantes en matière de FAR ».

Il s’agissait pour FARSEN, avec l’appui (méthodologique, technique et financier) du Réseau FAR, d’identifier et de capitaliser les expériences pertinentes de formation des agricultrices et agriculteurs de la partie sénégalaise du delta du Fleuve Sénégal.

Capitaliser, c’est partager sa propre expérience avec autrui, avec l’intention de trouver en retour d’autres expériences.

Quelle méthode ?

Les principales questions de recherche étaient les suivantes :

  • Quels sont les types d’organisations paysannes qui existent dans le delta du fleuve Sénégal ?
  • Quelles sont les structures qui offrent et ou délivrent des formations destinées aux productrices et producteurs ?
  • Quelles sont les bases des différentes offres de formation pour les agricultrices et agriculteurs ?
  • Comment et où se déroulent les formations ?
  • Quelles sont les méthodes pédagogiques utilisées et les différentes thématiques déroulées ?
  • Qui sont les différents bénéficiaires des formations ?
  • Quels sont les effets et impacts des formations sur le développement des exploitations familiales ?
  • Quelles sont les différents enseignements qui peuvent être tirés (réussites, échecs, problèmes rencontrés, solutions envisagées) ?

La démarche méthodologique a suivi les étapes que sont :

  1. la formation des acteurs du processus de capitalisation ;
  2. une mission de diagnostic de terrain et d’échange avec les organisations de producteurs, les structures de formation, les sociétés et projets de développement et un atelier de capitalisation. La méthode a permis de faire une lecture des différentes expériences de formation (Succès, Échecs, Potentialités et Obstacles).

Vidéo / Le réseau FARSEN, acteur de la capitalisation d’expériences de formation de producteurs. Interview de Abdou Khadre FALL qui nous présente le réseau FARSEN et ses enjeux.

Vidéo / Capitaliser les formations de producteurs au Sénégal : pour qui ? pour quoi ? Interview de Souleyman Sarr sur les objectifs de l’atelier de capitalisation.

 

Quels premiers constats ?

Le Delta du Fleuve Sénégal polarise 8000 km2 dont les 3 se trouvent en Mauritanie. C’est une zone de polyculture (riz, maïs, patate douce, oignon, tomate, pastèque…) et d’élevage. Il y a la coexistence des exploitations agricoles familiales, les très petites, petites et moyennes entreprises (TP/PME) et l’agro-industrie. C’est la principale zone de culture du riz au Sénégal.

Il a été noté plusieurs structures formelles, de nombreux projets et programmes de FAR qui utilisent des méthodes différentes de renforcement de capacité auprès des agricultrices et agriculteurs. Il est constaté une diversité d’intervenants alors la formation est un métier.

Certaines formations ont eu à impacter positivement l’évolution des exploitations agricoles (adoption des bonnes pratiques agricoles, amélioration de la démocratie au sein des organisations paysannes, émergence de nouveaux leaders paysans, agro-écologie, pisciculture…).

Cependant, la question du financement durable de la formation se pose. Il en est de même de la démultiplication des connaissances entre pairs.

Les besoins en formation agricole et rurale sont énormes au plan technique, stratégique, et dans le management associatif.

En perspective, l’accent pourrait être mis sur la formation des agriculteurs et agricultrices de base sans oublier celle des agriculteurs relais.

Dr Abdou Khadre FALL
khadre.fall@uadb.edu.sn
Président du réseau national FARSEN

Témoignages de productrices et producteurs

Vidéo / Interview de Ndèye Gaye, présidente de l’Union des femmes agricultrices et transformatrices, qui nous présente son organisation et revient sur les impacts de la formation.

Vidéo / Interview de Abdoulaye Faye producteur et technicien agricole, qui nous présente ses pratiques en agroécologie.

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