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Atelier pour l’Afrique subsaharienne

Ouagadougou (Burkina-Faso) – 30 mai – 3 juin 2005

Les documents proposés ci-dessous sont téléchargeables au format PDF

Du 30 mai au 3 juin 2005, s’est tenu à Ouagadougou l’atelier de réflexion et d’échange sur le thème : ” Formation de masse en milieu rural, élément de réflexion pour la définition d’une politique nationale “. Organisé par le Pôle National de Coopération Internationale du ministère français de l’Agriculture et de la Pêche, avec le soutien du ministère des Affaires étrangères, de l’Agence Française de Développement, de la Banque mondiale et de l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie, l’atelier a rassemblé près d’une centaine de personnes : des représentants des institutions nationales en charges de la formation, des organisations professionnelles agricoles, des prestataires de formation, de dix pays d’Afrique subsaharienne et de la Tunisie. Les coopérations allemande, suisse et française étaient représentées par des assistants techniques. La contribution active de la CONFENEM sur le thème primaire/post primaire a été appréciée.

Une première partie de l’atelier a été réservée à l’exposé des enjeux de la lutte contre la pauvreté en milieu rural, dans un contexte de contraintes démographiques fortes (urbanisation soutenue mais dans un contexte de poursuite de l’augmentation démographique en zones rurales). Les différents exposés se sont fondés sur les revues du secteur de la formation agricole et rurale dans quatre pays (Bénin, Burkina Faso, Mali et Sénégal), commandées par la Banque Mondiale avec la contribution financière du ministère des Affaires étrangères.

La situation difficile des zones rurales, conjuguée à un fort taux d’analphabétisme et de chômage chronique, entraîne pauvreté et sous utilisation croissante du capital humain ainsi que des risques importants d’accentuation de l’exode rural vers les villes ou d’immigration vers les pays du Nord. La question fondamentale de la préparation d’une nouvelle génération apte à relever les défis et enjeux du futur monde rural pose le problème, nouveau pour les pays, d’une formation de masse en direction des jeunes et des ménages ruraux.

La seconde partie de l’atelier a été consacrée à la présentation de la mise en place d’une stratégie nationale de formation agricole et rurale (SNFAR) dans les quatre pays précités. Le Sénégal et le Mali étant les plus avancés ont particulièrement retenu l’attention des participants notamment en ce qui concerne le processus permettant la prise de décision politique d’inscrire la formation rurale dans le cadre d’une politique nationale et de la rendre opérationnelle.

Les débats ont notamment porté sur le sens donné à la stratégie nationale de formation de masse en milieu rural qui exclut la remise en place d’un dispositif unique et centralisé mais qui prend en compte et met en cohérence, au regard d’une politique agricole, l’ensemble des dispositifs et des offres existantes, mobilisant tous les acteurs et présentant des coûts soutenables.

L’ensemble des participants s’accorde pour plaider en faveur :

  • d’un recentrage des dispositifs de formation sur les producteurs et sur les productrices afin de constituer rapidement une masse suffisamment critique pouvant avoir un impact significatif sur la transformation de la profession, sur l’augmentation de la production et sur l’insertion professionnelle des jeunes vers de nombreux métiers ruraux ;
  • d’une redéfinition des contenus d’enseignement prenant en compte l’exploitation agricole dans son environnement global et ses logiques d’évolution : enseignement des sciences de la vie dans l’éducation de base ; priorité à la formation de formateurs dans l’enseignement technique ; formation aux systèmes agro-écologiques et agraires ainsi qu’aux approches ” marché ” dans l’enseignement supérieur ;
  • d’une régionalisation du dispositif pour faciliter son intégration dans le cadre des mesures de décentralisation ;
  • d’une pérennisation du financement des nouveaux dispositifs par l’engagement budgétaire de l’Etat, par l’aide internationale et la contribution des organisations professionnelles bénéficiaires.

Une des finalités étant de convaincre les décideurs nationaux et internationaux en faveur de la formation professionnelle rurale pour le plus grand nombre, constat a été fait que le renforcement de l’argumentaire, notamment économique (productivité des systèmes d’exploitation familiale, retombées sociales et économiques de la formation liée aux politiques publiques, identification des coûts par type de dispositif) était le premier chantier à entreprendre par l’ensemble des acteurs en charge de la formation. Plusieurs représentants des partenaires techniques et financiers soulignent l’importance d’intégrer ce travail d’argumentaire en faveur des populations rurales dans le cadre des réflexions de la communauté internationale sur le primaire, le post primaire et l’insertion sociale des jeunes gens et filles.

Dans cet objectif, la nécessité de travailler en réseaux à la fois nationaux et Nord/Sud a fait l’objet de la fin des travaux de l’atelier et d’une résolution reprenant les différents aspects soulevés au cours du séminaire en proposant notamment la création d’un réseau consacré à la thématique des formations de masse en milieu rural.

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