Etude de capitalisation sur l’insertion et l’installation agricole des jeunes en Afrique

Le réseau international FAR a le plaisir de vous présenter son étude de capitalisation sur « l’insertion et l’installation agricole des jeunes en Afrique ». Cette étude a été conçue et coordonnée par le secrétariat exécutif du réseau FAR et réalisée par l’IRAM.
Les principaux objectifs de cette étude sont :

i) réaliser un état des lieux des dispositifs d’insertion agricole et rurale dans leur diversité ;

ii) identifier des points de vigilance sur lesquels les professionnels de la formation agricole et rurale pourront porter une attention particulière ;

iii) faire apparaître des éléments de préconisation permettant de nourrir les réflexions et opérationnaliser la rénovation des dispositifs de formation et d’insertion.

Cette capitalisation a été structurée sur la base d’études de cas, d’entretiens avec des acteurs de la FAR et d’analyses bibliographiques dont les références sont accessibles par des liens web dans le texte de la présente étude. Ce travail aboutit à une identification des différents modes opératoires en matière d’insertion des jeunes au sein des pays étudiés (en tenant compte de leurs forces et faiblesses) et soulève des leviers d’intervention pouvant être utiles aux professionnels de la formation agricole et rurale.

Nous vous souhaitons une bonne lecture, n’hésitez pas en retour à nous faire parvenir des documents de référence sur le sujet (rapports, comptes-rendus, études, articles, etc.) qui seront logés dans le site du réseau FAR.

Vous pouvez télécharger l’étude complète ICI

Vous pouvez télécharger le vol. 2 contenant les annexes et la bibliographie ICI 

Résumé : Face aux transformations politiques, socio-économiques et écologiques, aux enjeux de la transition démographique africaine et à la prise de conscience des risques d’explosion sociale, la question de l’emploi des jeunes en milieu rural connaît depuis la décennie 2000 un regain d’intérêt dans l’agenda politique et commence à émerger comme un enjeu fort de politique publique et d’appui de développement. Cette volonté politique affichée ne s’est toutefois pas encore concrétisée par des changements politiques concrets et dans les choix budgétaires.

Les réponses proposées par les États restent souvent standardisées sans que les problèmes de fonds ne soient encore traités : créer des conditions plus favorables au développement du tissu de petites entreprises informelles afin qu’elles soient demandeuses de compétences et de jeunes formés, dynamiser l’activité économique en milieu rural, améliorer les conditions de vie pour en renforcer l’attractivité, etc. L’action publique en matière d’insertion des jeunes, pour ce qui concerne les territoires ruraux en particulier, se cherche encore.

Depuis quelques années, face au constat des difficultés des jeunes à intégrer un emploi durable dans les zones rurales et de la faiblesse des réponses des pouvoirs publics dans ce domaine, des initiatives d’appui à l’insertion des jeunes ruraux ont vu le jour dans les différents contextes analysés : ces « actions d’insertion » sont riches d’enseignements par les expérimentations qu’elles initient pour accompagner les jeunes vers l’emploi, que ce soit en matière d’accompagnement individualisé des parcours des jeunes, pour renforcer leur employabilité ou pour favoriser les conditions de leur insertion (soutien au développement économique, mobilisation des appuis extérieurs…). Elles constituent en cela des « laboratoires à solutions potentielles » et ont un potentiel fort d’enrichissement de l’action publique en matière d’insertion des jeunes. De ces expériences ont été tirées une série d’enseignements qui sont présentés ci-après.