Tchad

Tchad


Présentation

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Pays enclavé au cœur de l’Afrique, le Tchad est une vaste pénéplaine de 1 284 000 kilomètres carrés s’étendant du 8éme au 23éme degré latitude Nord et du 14éme au 24éme degré de longitude Est, entre la Libye au Nord, le Soudan à l’Est, la république Centrafricaine au Sud, le Cameroun, le Nigeria et le Niger à l’Ouest. N'Djaména est la capitale administrative et la plus grande ville de la République du Tchad.

Le Tchad est un pays globalement très chaud et très sec. Le pays comprend trois principales zones bioclimatiques :
- Au nord, dans le désert (Sahara), les précipitations annuelles sont inférieures à 200 mm pour atteindre un minimum inférieur à 10 mm. La population est largement nomade, avec des troupeaux composés principalement de chameaux et de petits ruminants;
- La zone centrale de transition (Sahel), reçoit entre 200 et 600 mm de précipitations par année et la végétation varie entre la steppe et la savane;
- La zone sud (zone soudanienne) reçoit de 600 à 1 000 mm de précipitations annuelles, la végétation y va de la savane à la forêt tropicale. Il englobe du Nord au Sud une grande diversité de situations agro-climatiques : une zone saharienne (désertique), une zone sahélienne pastorale, une zone sahélo-soudanienne et une zone subhumide.
Les principaux lacs du pays sont : Le lac Tchad, le lac Fitrie, le lac Iro et le lac Léré


Le Tchad compte une population de 11 039 873 millions d’habitants avec 50,6% de femmes selon le premier Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH 2) réalisé en 2009.Le taux de croissance démographique est établi à 3,6% par an et l’espérance de vie est de 50 ans. La densité moyenne de la population tchadienne qui est de 8,6 habitants/km² et cache une répartition inégale sur le territoire national. En effet la densité de la population va de 54 habitants au km2 dans le bassin du Logone à 0,1 personne au km² dans le nord désertique.

L’émergence du secteur pétrolier en 2003 a considérablement modifié le contexte économique en offrant au pays de nouvelles opportunités de diversifier les leviers de son développement. Cependant à partir de 2016, la chute du baril de pétrole a causé une crise économique du pays occasionnant ainsi des tensions et manifestations sociales, suite aux retards de paiement des salaires et surtout la prise des mesures de sortie de cette crise par les plus hautes autorités. Toutefois, l’agriculture et l’élevage demeurent la base du développement économique du Tchad contribuant en moyenne à 40% à la formation du PIB avec 23% pour l’agriculture (20% pour les cultures vivrières et 3% pour les cultures de rente) et 17% pour l’élevage. Ils emploient 80% de la population active dont plus de la moitié est composée de femmes.

Le Tchad demeure l’un des pays les plus pauvres au monde. L’indice de Développement Humain du PNUD de 2011 la classe au 183éme rang sur les 186 pays les plus pauvres. La pauvreté demeure surtout un phénomène rural.

Agriculture et politique agricole


L’agriculture tchadienne contribue à l’économie, à la production d’aliments en réponse immédiate aux questions de l’insécurité alimentaire et de la pauvreté particulièrement importante dans le pays et à la croissance générale concernant la fourniture de matières premières aux industries agro-alimentaires du pays.
Les principales cultures vivrières sont les céréales (mil, sorgho, berbéré, mais, riz, blé),les oléagineux (arachide et sésame), les protéagineux (voandzou et niébé), les plantes à racines et es tubercules (patate,igname,manioc et taro) ,les légumineuse (arachide, niébé) et les cultures maraîchères (ail, oignons, tomates). Les autres cultures appelées de rente telles que le coton, le tabac, et la canne à sucre font également partie de l’assolement et contribuent de manière significative à l’amélioration des conditions de vies des ménages. Le coton, principale culture de rente au Tchad voit sa production chuter de 263 000 tonnes en 1997-1998 à 52570 tonnes au cours de la campagne 2011/2012 ce qui fait que sa contribution au PIB passe de 12% à 3%. La principale cause de cette situation est la démotivation des producteurs (méventes et de retards de paiement). Cependant les activités de la filière coton ont été relancées par la création d’une nouvelle équipe dirigeante et d’une nouvelle société en 2012, COTONTCHAD SN redonnant un enthousiasme à la relance des activités de la filière surtout que le prix du coton fibre sur le marché international a connu une nette progression.

Pays sahélien à vocation pastorale, le Tchad forme en grande partie son économie sur la valorisation des produits d’élevage. Les estimations actuelles de l’effectif situent le cheptel entre 10 à 16 millions d’UBT (Unité Bétail Tropical) réparti comme suit : plus de 7 million de bovins, environ 3 millions de camelin et 8 millions d’ovins caprins. Cet effectif est géré à 80% par les systèmes pastoraux caractérisés par des productions extensives dont la mobilité constitue une stratégie de production et de gestion des risques. Sur le plan économique, les flux annuels de revenus sont estimés actuellement à 140 milliards de FCFA et une valeur ajoutée de 210 milliards FCFA. Le secteur assure la subsistance de 40% de la population rurale et représente 30% des exportations du Tchad (plus de 50% hors pétrole). Du point de vue politique agricole, le pays dispose des outils tels que "Tchad Vision 2030", le Plan National d’investissement du secteur rural du Tchad (PNSIR 2016 – 2022), le Programme d’Action National « pana » d’adaptation aux changements climatiques, et ou la Stratégie Nationale de la Réduction de la pauvreté 2. De façon spécifique par rapport au développement Agricole, le Pays dispose d’un plan quinquennal de développement de l’agriculture (Avril 2013).


Ce nouveau Plan Quinquennal de Développement de l’Agriculture du Tchad a été élaboré en Avril 2013 suite aux recommandations du Forum sur le Développement du monde rural organisé en Janvier 2012 avec la contribution de la FAO. Cette dernière a appuyé le Ministère de l’Agriculture et de l’Irrigation pour l’élaboration du Plan Quinquennal de Développement de l’Agriculture et de l’Irrigation. En résumé ses objectifs globaux sont d’assurer la sécurité alimentaire et plus concrètement la souveraineté alimentaire (accroître les disponibilités céréalières, base de l’alimentation de la population Tchadienne) à l’horizon 2018 et de contribuer à la croissance de l’économie nationale par une forte augmentation des productions agricoles et une amélioration de la productivité (donner une impulsion réelle à la production agricole demeurant encore aléatoire et tributaire de la pluviométrie).
L’année 2016 a été marquée par les élections présidentielles qui ont porté Idris Deby Itno au Pouvoir pour un cinquième mandat à la tête du Tchad. Cependant la crise qu’a traversé le pays oblige les plus Hautes Autorités à accorder de nouveau une place particulière au secteur agricole avec une réforme des institutions de l’Etat telles que l’Office Nationale de Développement Rural (ONDR), le Programme National de Sécurité Alimentaire (PNSA), la société de Développement du Lac Tchad en une seule Agence Nationale d’Appui au Développement Rurale (ANADER).

L’élevage est une activité incontournable dans la lutte contre la pauvreté au Tchad et le principal potentiel en matière de garantie pour la sécurité alimentaire, d’amélioration des revenus et de création d’emplois principalement en milieu rural. Un nouveau cadre d’orientations stratégiques en matière d’élevage a été mis en place. Il se concentre particulièrement sur la prise en compte des aspirations légitimes des acteurs à la base et le diagnostic du secteur de manière approfondie. Pour répondre à cette exigence actuelle tout en prenant en compte les préoccupations actuelles qui s’orientent vers la réduction de la pauvreté et la sécurité alimentaire que le Plan National de Développement de l’Elevage a été envisagée sur la période de 2009-2016.
Il s’articule autour de deux programmes:
  • Le développement des systèmes de production de l’élevage qui comprend l’aménagement et la gestion des ressources pastorales, le développement des filières, l’amélioration de la santé animale et la recherche vétérinaire et zootechnique.
  • Le renforcement des capacités des services d’appui et des professionnels du secteur à travers un appui aux services et aux organisations des éleveurs et professionnels de l’élevage, la formation et la vulgarisation des cadres et agents de Ministère de l’élevage et des ressources animales et des professionnels du secteur et le développement des institutions de financements de l’élevage.

Cependant, il faut souligner qu’en dépit de l’existence des politiques et outils de développement du secteur agricoles et pastoral, il n’est pas rare de constater des conflits violents et quelquefois mortels entre les éleveurs et agriculteurs autours des ressources en eaux, en terre cultivables, et pâturages
Ces conflits se posent avec beaucoup d’acuité au Sud du pays où la densité de la population est la plus élevée, dans contexte de baisse de la fertilité des terres cultivables, de rareté des ressources, de changement climatique et de tendance à la sédentarisation des éleveurs. Par conséquent, on note un climat de méfiance entres les acteurs en dépit des initiatives de médiation, de cohabitation pacifique et de tentative de mise en place d’un code pastoral dont le contenu est mitigé pour les parties prenantes ainsi que les plus hautes autorités. Il faut noter enfin que le Tchad ne dispose pas jusqu’à ce jour d’un code foncier susceptible d’anticiper et de règlementer l’usage du domaine rural malgré l’existence des lois (Loi 23 relative Statut des Biens Domaniaux, Loi 24 relative au régime de la propriété foncière et des droits coutumiers, Loi 25 sur la limitation des droits fonciers) et les divers ordonnances d’application.

Situation de l'emploi


La qualification dans le domaine agricole reste de faible niveau, la productivité est toujours modeste déclinant sa contribution à la génération de la valeur ajoutée nationale. Pour inverser cette tendance, il faut favoriser des modalités de formation mêlant l’enseignement fondamental et pratique dès le primaire et procéder à l’inventaire des métiers ruraux pour une meilleure compréhension de ceux-ci. L’objectif est d’améliorer la compétence de base dans l’agro-pastoralisme après une meilleure analyse de la demande, d’améliorer la productivité de l'agriculture plus généralement, d’augmenter la richesse et de lutter contre l’exode rural massif.

Au Tchad, les actifs exercent essentiellement dans le secteur primaire qui représentait 95% de la population active avant l’exploitation du pétrole en 2003, mais demeure toujours le principale pourvoyeur d’emplois avec 75% des actifs en 2009 et 74% en 2011, dont plus de la moitié est composée de femmes. Le secteur secondaire tchadien, incluant le secteur pétrolier est peu dense et diversifié. Il représente 4% des emplois en 2009 contre 9% en 2011. L’économie informelle (secteur tertiaire) est le plus gros employeur après l’agriculture. Elle représente 21% des emplois en 2009 contre 17% en 2011. Le commerce et le transport, largement informels tout comme l’artisanat, représentent la moitié de la valeur ajoutée du secteur tertiaire. Celui-ci est alimenté d’une part par un exode rural massif des jeunes à la recherche du travail et d’autre part des effets de l’ajustement structurel qui a amené l’Etat a ne plus être le principal pour voyeur d’emplois.

Du point de vue de la politique d’emploi au Tchad, il existe plusieurs instruments de l’Etat tels que l’Office National de Promotion de l’Emploi (ONAPE), le Fonds National d'Appui à la Formation Professionnelle (FONAP) et le Fond National d’Appui à la Jeunesse (FONAJ) ainsi que la Direction de l’Enseignement Agricole, des Formations et de promotion Rurale (DEAFPDR) du Ministère de l’Agriculture. Ces institutions contribuent toutes à la promotion de la formation professionnelle et de l’emploi.
Les missions assignées à ces institutions se recoupent créant ainsi une un double emploi et une forme de concurrence pour ce qui concerne les ressources et champs d’action.
Selon les données de l’Institut National de la Statistique, des Études Économiques et Démographiques (INSEED 2014), le taux de chômage a diminué de 11,9% en 2003 à 5,7% en 2011. Cette diminution cache en réalité une faible rémunération des travailleurs et la tendance actuelle de désengagement des jeunes du secteur agricole et du développement rural.

Du point de vue de la promotion de la formation et de l’emploi des jeunes en milieu rural, c’est la DEAFPR, institution clé de l’Etat qui se charge de la mise en œuvre des politiques publiques en matière d’enseignement et des formations professionnelles Agricoles.
Comme instrument d’opérationnalisation de ces politiques, le DEAFPR dispose d’au moins de 32 Centres de Formation pour la Promotion Rurale (CFPR). Crés à partir de 1964 par les partenaires techniques et financiers (France, Suisse, Allemagne…), une bonne parties sont installés dans la zone soudanienne. Suivant les partenaires, les approches utilisées dans ces CFPR varient : formation des jeunes couples dans les CFPR (approche Allemande), formation par alternance au sein des Maison Familiales (Approche Française) et la formation des délégués villageois (approches Suisse). Cependant, en dépit des actions de formation et d’insertion des jeunes en milieu rural, le DEAFPR manque cruellement de moyens financiers pour l'entretien et de fonctionnement des CFPR ainsi que de ressources humaines de qualité. On observe aussi des dysfonctionnements en termes de collaboration avec les cellules régionales de Coordinations (CRC) qui interviennent dans le contrôle des CFPR.
Aussi, dans le contexte actuel de crise économique, les ressources de L’État allouées à la promotion de la formation et de l’emploi des jeunes s’amenuisent avec même une suspension temporaire de l’intégration des jeunes diplômés dans la fonction publique en 2016 et des réformes des institutions de l’Etat.

Webographie


Agriculture et politique agricole

Situation de l’emploi

Formation Professionnelle

Genre

Institutions de FAR


Établissements Publics Établissements Privés
-Faculté des Sciences Vétérinaires en collaboration l’Université d’Alexandrie (Egypte) N’Djaména (Bac + 6 ans) ;
-Institut Universitaire des Sciences et Technique, Abéché (Bac + 5 ans)
-Institut Universitaire des Sciences et Techniques Agricoles Sarh (Bac+ 5 ans) ;
-École Nationale des Travaux Publics (ÉNTP), Ministère des Infrastructures (Bac ; Bac + 3 ans ; Bac +5 ans) ;
-Institut Polytechnique d’Élevage de Moussoro (Bac + 3 ans)
-Institut Universitaire des Sciences et Techniques Agricoles de la Tandjilé (Bac + 3ans), Laï ;
-École des Techniques Agricole (ÉTA) de BÂ-Illi, Ministère de l’Agriculture (Brevet + 2ans ; Bac et Bac + 3 ans) ;
-École Nationale des Techniques d’Élevage (ÉNATE), Ministère Elevage (Brevet + 2ans ; Bac et Bac + 3 ans) ;
-Collège d’Enseignement Technique Agricole de Doyaba (Bac)
-École Supérieure des Technologies et du Développement Rural (≥ Bac + 3 ans), N’Djaména, Moundou
-École Supérieure des Techniques Agricoles et Forestières (Bac + 5 ans) ;
-Centre de Formation et d’Enseignement Supérieur Agricole (CFESA/ACFA)- Bac + 3 ans)
-Centre de Formation Agro-Sylvo-Pastorale (≥ Bac + 3ans)
-Collège Agricole de Badjé (CM2 + 4 ANS) ;
-Collège de Bougoudane (CM2 + 4 ans) ;
-Collège d’Enseignement Général et Technique (BEP)
- Institut Supérieur Evangélique des Techniques Agricoles et d’Economie Rurale (ISETAER) BAC+4 ; Moundou ;

Rénovation en cours


Les premiers axes de rénovation de la formation agricole et rurale découlent du contexte du Tchad dans les années 80, ainsi que de l’évolution pendant cette période des systèmes des production et du monde rural. Cette période coïncide avec l’apparition de difficultés financières de l’Etat qui a dû avoir recours à des ajustements structurels en se désengageant de ses fonctions d’animation et d’appui au secteur agricole et rural, et stabiliser les effectifs des agents de développement de l’Etat chargés d’encadrer et d’animer les producteurs. On constate en même temps l’apparition de nouveaux acteurs (ONG de producteurs et acteurs privés au niveau de la formation agricole, de l’approvisionnement agricole et la distribution d’intrants). Les systèmes de production passent de la diversification à l’apparition d’activités mixtes : pratique de l’agriculture vivrière par les éleveurs, capitalisation des revenus des agriculteurs en petit élevage ou gros bétail et développement de l’agriculture péri-urbaine.

En milieu rural, on constate une élévation du niveau de qualification des ruraux, le développement de l’organisation des producteurs et l’apparition de nouvelles fonctions dans les Organisations Paysannes. Ce contexte d’évolution du secteur agricole et du milieu rural nécessitait une cohérence opérationnelle dans la mise en œuvre des axes de consultation Sectorielle sur le Développement Rural (CSDR, Njdaména, Juin 1999). Cela se traduit par la conception du plan d’intervention pour le Développement Rural en février 2001 intégrant le Programme de Développement Local (PRODEL) et le Programme de Renforcement des Capacités Sectorielles (PROSE).
L’application des axes de la Consultation Sectorielle sur le Développement Rural passe par l’évolution des modalités d’appui aux producteurs et des services en milieu rural ainsi que des modes de management des ressources humaines dans les organismes d’appui. C’est dans ce contexte que l’ETA et l’ENATE ont pris la décision d’entamer une profonde rénovation (missions, organisation, ressources, système pédagogique et partenariats) afin de répondre aux besoins des personnes assurant l’accompagnement d’un monde rural en évolution. On assiste ainsi à la création du Comité Pédagogique Inter Ecole (COPIEC) en 2001 qui est un instrument d’aide à la décision en matière de création des dispositifs de formation professionnels et technique au niveau rural. Il applique la démarche d’élaboration et de rénovation des dispositifs de formation en intégrant le principe de croisements des compétences tchadiennes et françaises (mission COPIEC/CCADIFA). A la suite de cette mission, il propose 3 niveaux d’actions concernant la rénovation des dispositifs de formation des Techniciens Agents de Développement :
  • au niveau macro-économique par la définition et la mise en œuvre d’une stratégie et d’un plan de développement pluriannuel;
  • au niveau des dispositifs de formation des Techniciens Agents de Développement (ETA, ENATE, CFFM);
  • au niveau du partenariat à mettre en œuvre.

Récemment, le plan quinquennal de développement de l’agriculture et le plan national de développement de l’élevage, qui sont les principales politiques du secteur agricole et de l’élevage, proposent des axes de rénovation des dispositifs de formation issus de ces deux secteurs.
Le plan quinquennal prévoit un appui aux structures d’appui à la production (vulgarisation, recherche, formation rurale). Ces structures dont le rôle primordial dans l’amélioration de la production, verront leurs capacités renforcées. Pour la vulgarisation, il s’agit d’assurer une meilleure couverture du taux d’encadrement qui est actuellement de 16,8%, par le recrutement de 150 conseillers agricoles par an. La recherche se fixe comme mission de mettre à la disposition des ruraux des techniques et technologies adéquates et pertinentes à moindre coût permettant la maximalisation des productions agricoles en quantité et en qualité. Enfin, la formation dotera les agents et les producteurs des connaissances et outils adaptés leur permettant d’être à la hauteur des défis qui se posent à l’agriculture tchadienne.

En ce qui concerne le plan de développement national de l’élevage, il prévoit également un renforcement des capacités des cadres et agents du Ministère de l’élevage et des Ressources animales et celui des professionnels du secteur à travers :
  • La formation initiale au niveau national des agents d’exécution de terrain pour répondre aux besoins d’encadrement des producteurs. Des cadres de conception et de supervision seront mis à la disposition des services techniques du Ministère de l’élevage. Ces formations seront en cohérence avec le Plan National de Formation mis en œuvre par le Ministère de l’Enseignement Supérieur;
  • La formation continue au niveau national et à l’étranger d’agents de toutes les catégories afin d’assurer une remise à niveau de manière périodique et régulière et d’optimiser leurs compétences. Cette formation vise aussi les professionnels de l’élevage pour assurer une meilleure professionnalisation et une augmentation des capacités des acteurs privés ou institutionnels;
  • Le conseil et la vulgarisation, qui passe par le renforcement des capacités de ses services, en mettant l’accent sur le volet communication, l’élevage et la recherche . La stratégie adoptée pour ce dernier volet consiste a mettre à contribution tous les médias disponibles (magasines, radios) pour toucher les éleveurs transhumants et sédentaires. Toutes ces actions ont pour objectifs de favoriser le transfert des innovations aux éleveurs.

Réseau national

Personnes ressources à contacter:

1. Dambao KADIDJA , Point Focal FAR Tchad

Tel: + 235 66 29 68 29
@ : kadidja.dambao@yahoo.fr

2. Julien MBAIKAGDJIM, Suppléant point Focal Tchad

Tel : +235 66 19 29 23
@: jmbaikagdjim@rocketmail.com

3. Doumgo Sana Seiveia, Membre d’honneur

Tel : +235 66 27 87 61
@ : malousana2@gmail.com

Tchad


Au titre des activités en cours de FAR Tchad, on notera :
1. La mise place des bases des données des politiques publiques réactualisées de formation et de professionnelle ;
2. L’organisation de l’atelier National de réflexion sur le dispositif de formation agricole et d’insertion socioéconomique des jeunes impliquant les structures de l’Etat et organisations privées ;
3. Le projet de mise en place de l’Association FAR Nationale ;
4. Les actions de plaidoyers auprès des politiques publiques en faveur de l’Agriculture familiale et auprès des décideurs en faveurs de la formation et de l’insertion des jeunes.