Sénégal

Sénégal


Présentation


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Situé en Afrique de l’Ouest, le Sénégal a une superficie de 197 000 kilomètres carrés. Sa capitale est Dakar. Les limites frontalières sont au Nord la République Islamique de Mauritanie, au Sud les deux Guinées (Conakry et Bissau), à l’Est par la République du Mali et à l’Ouest par l’Océan Atlantique ce qui lui donne une façade maritime de plus de 530 km de côtes.


La population est estimée à environ 13 975 834 habitants en 2015 elle croit très vite à un taux de 2.60%.Près de 2 sénégalais sur 3 ont moins de 25 ans. La population rurale est estimée à 57% de la population totale.

Deuxième puissance économique de l’UEMOA (Union Monétaire Ouest Africaine) après la Cote d’Ivoire, est l’un des pays les plus stables en Afrique. Le Sénégal réalise 14% des exportations agricoles de l’UEMOA et 7% de celle de la CEDEAO (2013).Néanmoins, alors que le pays aspire à devenir un pays émergent d’ici 2035, la croissance peine encore à décoller 2,8% en 2013, elle devrait être à 4,5% en 2014. Le PIB est estimé à 11 milliards d’euros (2013) soit une PIB par habitant de 788 euros. Bien que les secteurs des services et de la construction soient les principaux moteurs de l’économie sénégalaise, le secteur agricole représente tout de même 17,5% du PIB (2013) du pays et 36% des exportations globales du pays (29% en 2012). Il emploie les deux tiers (70%) des actifs soit (4,51 M d’actifs agricoles pour une population active totale de 6,55M de personnes) et fait vivre deux tiers de la population.

Agriculture et politique agricole


L’agriculture constitue un pilier fondamental de la politique de développement du pays et joue un rôle social et économique essentiel. Les terres arables au Sénégal sont estimées à 3,4 Mha, dont 2,5 Mha sont emblavés en moyenne par an. Les ressources en eau sont assez importantes avec 35Md de mètre cubes constituées majoritairement d’eau de surface (31Md mètres cube) avec les fleuves Sénégal, Gambie, Casamance et Kayanga et aussi d’eau souterraine. Cependant l’agriculture est encore pluviale a due à un faible niveau de mobilisation des eaux souterraines pour l’agriculture (5%) contre 95% pour la demande en eau potable. Le bon déroulement de l’hivernage joue un rôle déterminant dans la production agricole du pays.
Les exploitations familiales agricoles à 90% combinent des cultures de rente (arachide, coton) et des cultures vivrières de subsistance (mil, sorgho, mais, sésame), tout en possédant quelques animaux, en élevage extensif et dans des cas plus rares, intensif associés aux cultures. Elles produisent essentiellement pour l’autoconsommation et ont une faible capacité de production et un accès limité aux services de production y compris le conseil. A côté, se développent des exploitations modernes entrepreneuriales avec des investissements nationaux et étrangers dans les filières émergentes : horticulture de contre saison pour l’exportation mais aussi de plus en plus dans les secteurs du riz, de l’oignon ou des pommes de terre à destination du marché local. La production de fruits et légumes s’est développée dans la zone des Niayes (le long du littoral) et dans les terres irriguées le long du fleuve Sénégal ou la culture du riz, culture traditionnelle en Casamance au Sud du Sénégal s’est également fortement développée.

Etroitement lié à l’agriculture, le secteur de l’élevage retient particulièrement l’attention du gouvernement par son important potentiel de création de richesses et sa contribution à la sécurité alimentaire. En 2011, le cheptel de 15,4 millions de têtes au total est dominé par les ovins (5,7M de têtes pour 19000T de viande), les caprins (4,9M de têtes pour 13000T de viande) et les bovins (3,3M de têtes pour 87000T de viande). En 2011 les effectifs de la filière avicole atteignaient 23,3M de têtes pour la volaille traditionnelle et 19,9M de têtes pour la volaille industrielle. Le Sénégal reste toutefois dépendant en grande partie pour sa consommation de viandes, des approvisionnements en provenance de la Mauritanie, du Mali, du Niger et du Tchad et pour sa consommation de produits laitiers, de poudre de lait en provenance d’Europe principalement.

Le Sénégal dispose de 530 km de côtes, de ressources halieutiques maritimes et continentales (fleuve Sénégal, fleuve Casamance, fleuve (salé) du Sine et du Saloum) dont le potentiel est estimé à 500000T de pélagiques. La pêche maritime sénégalaise constitue une activité socioéconomique stratégique pour le pays de par son rapport en devises (11% des exports, 213,7M d’euros en 2013), sa contribution dynamique au développement du pays en termes d’emplois et de revenus. Le secteur de la pêche emploie directement 220000 pécheurs au Sénégal dont près de 60000 pécheurs artisans qui représentent 5% de la population active. Le Sénégal est un pays très consommateur de poisson avec une moyenne annuelle de 35,4 kg per capita. La situation actuelle est marquée par un épuisement des ressources, en raison d’une pression croissante sur les ressources halieutiques due tant à la pêche industrielle qu’artisanale. Les conséquences en sont une baisse des revenus tirés de cette activité et une désaffection des acteurs.

Le Sénégal est membre de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest), dotée d’une politique agricole, l’Ecowap qui constitue le cadre de référence des interventions au niveau régional en matière de développement agricole. Il vise à construire un marché régional performant en s’appuyant sur les exploitations familiales et la promotion des entreprises agricoles grâce à l’implication du secteur privé.
Il repose sur l’accompagnement des Programmes Nationaux d’Investissements Agricoles (PNIA) développés au niveau des pays par la définition d’un Programme Régional d’Investissements agricoles au niveau communautaire (PRIA) selon les principes de subsidiarité.

En ce qui concerne la politique nationale du Sénégal, elle repose sur des programmes prioritaires sur la période de 2009-2015 dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, de la foresterie, de la pêche, de la sécurité alimentaire. Ils sont financés par le Sénégal et ses partenaires.
Il y a également la finalisation de la loi d’orientation agrosylvo pastorale votée en 2004 par le nouveau gouvernement. Ce dernier a également mis en place un nouveau cadre d’intervention des politiques publiques qui vise a accélérer la croissance de 7%-8% à l’horizon de 2035 à travers le Plan Sénégal Emergent et à dynamiser l’emploi. Son volet agricole, le PRACAS consiste à renforcer la sécurité alimentaire et réduire le déficit de la balance commerciale. Il se repose essentiellement sur l’atteinte d’objectifs de production ambitieux sur des filières stratégiques à l’horizon de 2017 tels que le riz (autosuffisance), l’oignon (26500 T), arachide (1 millions de tonnes), fruits et légumes de contre saison, exportation vers l’Europe (112000 T). De plus le Programme d’Accélération de la Cadence de l’Agriculture Sénégalaise PRACAS vise la reconstitution du capital semencier, la maitrise de l’eau, l’équipement et la modernisation du monde rural. Le gouvernement prévoit des investissements en infrastructures (stockage et conservation) afin de réduire les pertes post récoltes et améliorer la mise en marché des produits ainsi qu’un nouvel abattoir. En outre le gouvernement souhaite renforcer les liens agriculture-industrie en créant trois pôles de développement agroindustriel dont un situé dans la zone de Diamniadio, nouveau pivot de la politique industrielle.
Une loi foncière devrait compléter le dispositif de réformes sectorielles introduites dans la Loi d’Orientation Agro Sylvo Pastorale. Pour l’instant, la commission chargée de la réforme du droit de la terre avait lancé des premières propositions sur la base d’une réappropriation des terres par l’Etat, ce qui va à l’encontre des positions défendues par les organisations professionnelles agricoles sénégalaises. Les travaux se poursuivent et intègrent les travaux et réflexions menées au Sénégal jusqu’à présent (Charte sur le domaine irrigué).

Situation de l'emploi


Selon le Recensement Général de la Population et de l’Habitat, de l’Agriculture et de l’Elevage (RGPHAE) le taux de chômage au Sénégal est de 25,7% en 2014.Le taux de chômage est plus élevé chez les femmes (28,1% ) que chez les hommes (12%) en milieu urbain (17,7%) contre en milieu rural (33,4%). Dans cette population de jeunes en chômage, 80% n’ont pas la qualification professionnelle requise pour occuper un emploi stable et bien rémunéré. Ils proviennent de familles rurales et sont peu préparés pour les métiers urbains.

Selon une étude menée par des étudiants de l’Ecole Nationale de la Statistique et l’Analyse Economique du Sénégal en 2011, le secteur agricole emploie la plus grande partie de la main d’œuvre (44,9%). Les secteurs publics et privés formels occupent de faibles proportions d’employés estimées respectivement à 4,7% et 8,2%. Les ressources financières de l’Etat et le nombre de postes à pourvoir étant limités, la fonction publique ne peut absorber tout ce capital humain. De plus, les entreprises en activité sur le territoire national ne sont pas non plus en mesure de satisfaire les demandes d’emplois qui ne cessent de croitre, sous l’effet de la croissance démographique.
La croissance économique à l’horizon 2015, est tributaire du développement de (5) grappes essentielles :
  • L’agriculture et l’agro-industrie avec la possibilité de création de 75 000 emplois
  • La pêche avec la possibilité de création de 50 000 emplois
  • Le textile-confection qui va faire du Sénégal un « hub de confection » générant 10 000 à 150 000 emplois
  • Les TIC et les télés services qui, avec la formation de spécialiste créera 120 000 à 240 000 emplois
  • Le tourisme, les industries culturelles et artisanat qui généreront 40 000 à 125 000 emplois

Par conséquent le marché de l’emploi à l’horizon 2015 aura besoin, en termes de ressources humaines, de 295 000 à 640 000 personnes qualifiées. Le défi pour la Formation Professionnelle est donc, de développer une offre de formation suffisamment performante, permettant aux citoyens de s’insérer harmonieusement dans le tissu économique, grâce aux compétences professionnelles acquises. La mise en œuvre de la réforme permettra au secteur de satisfaire cette forte demande de formation.

Webographie


Agriculture et politique agricole

Situation de l’emploi

Formation Professionnelle

Genre

Institutions de FAR


Le dispositif public sous tutelle du Ministère de l’Agriculture est constitué de quelques centres dont les plus importants sont le Centre National de Formation des Techniciens en Agriculture et Génie Rural de Ziguinchor et le Centre de Formation Professionnelle Horticole de Cambéréne ainsi que six centres d’Initiation Horticole (CIH) et des Centres Polyvalents de Formation des Producteurs (CPFP).

La formation continue est assurée pour l’essentiel par 1es centres mis en place par les organisations paysannes et les ONG dont la CARITAS (ONG Catholique) ou les formations sont ciblées principalement sur la formation des jeunes chargés de l’encadrement du monde rural.

Depuis quelques temps en plus de l’Université de Thiès qui avait en son sein l’Ecole Nationale Supérieure d’Agriculture (ENSA) et l’Institut Supérieur Agricole de Formation Rurale (ISFAR), les autres universités commencent à s’investir dans la FAR (Universités de Saint-Louis, de Ziguinchor et de Dakar) au niveau de la formation continue et de la formation initiale diplômante.
Les acteurs étatiques sont :
  • Le Ministère de l’Agriculture qui a créé un bureau de la formation professionnelle agricole en 2003.Ce bureau coordonne les initiatives sur la formation et est responsable de la mise en place du volet formation de la Loi d’Orientation Agro Sylvo Pastorale.
  • Le Ministère de l’élevage qui à l’instar de l’Agriculture dispose d’un Bureau de la Formation Professionnelle de l’Elevage
  • Le Ministère de la formation professionnelle et de l’artisanat qui dispose d’un important dispositif de formation en agriculture en voie de massification (lycées professionnels, lycée agricole de Bignona, les CRETEFS, Centres Sectoriels, etc.
  • Le Ministère de l’Enseignement supérieur avec les universités de Dakar, Saint Louis, Thiès, Bambey, Ziguinchor et l’université du Sine Saloum et les ISEP (Institut Supérieur d’Enseignement Professionnel) en cours de création (à Thiès, Richard Toll, Bignona, Diamniadio et Matam).

Rénovation en cours


Les préoccupations du Ministère de l’agriculture en ce qui concerne l’atteinte de la sécurité alimentaire et l’amélioration de la qualité des ressources humaines agricoles pour la modernisation de l’agriculture ont permis de penser aux axes de rénovation stratégiques suites à la mise en place de la SNFAR dont les orientations sont énumérées ci-après :
  • Généraliser l’éducation de base en milieu rural et assurer à tous les ruraux un accès à l’alphabétisation
  • Repenser les formations initiales et ouvrir des formations aux producteurs et des formations promotionnelles qui facilitent l’insertion professionnelle (par exemple le repositionnement des CIH dans les bassins d’emploi émergents)
  • Repositionnement du dispositif de formation en améliorant l’efficacité des institutions nationales chargés de piloter la FAR
  • Renforcement de la qualité de l’offre de service de conseil et de formation afin d’optimiser les moyens
  • Régulation de la formation agricole et rurale en relation avec les acteurs nationaux et les partenaires étrangers de développement à travers la coopération (Suisse, France) dans une logique d’accompagnement des agriculteurs et des ruraux.
  • De l’ouverture des écoles de formation dans une volonté de diversification de l’offre de formation à destination des jeunes ruraux afin de répondre à leurs besoins de formation

La Stratégie Nationale de la Formation Agricole et Rurale

La politique du secteur de la Formation Professionnelle et Technique (FPT), pour la période de 2009-2015 est de promouvoir et d’orienter la FPT vers le marché du travail. Cette option stratégique se fonde sur la nouvelle politique de l’Enseignement Technique et la Formation Professionnelle (ETFP).Elle s’inspire des principes de réduction de la pauvreté d’une part et d’autre part des stratégies de croissance accélérée visant à faire du Sénégal un pays économiquement émergent. Une telle croissance économique est basée sur la mise en place d’un environnement propice au secteur privé et au développement de ressources humaines de qualité. Il y’a également au niveau de la stratégie nationale au niveau de la formation agricole et rurale la reconnaissance des Organisations Paysannes et des acteurs associatifs ou privés se sont confiés des établissements de formation en concession de service public. Les Organisations Paysannes ont en charge différents programmes publics et participent au pilotage d’institutions comme le Fonds National de Recherche Agricole et Agroalimentaire, l’Institut Sénégalais de Recherche Agricole et l’Agence Nationale de Conseil Agricole et Rural.
Cependant des difficultés persistent au niveau des instances de pilotage des institutions de formation et d’appui à travers l’absence de professionnels ainsi que dans les chantiers de réformes .Les institutions de formation publique et privées restent peu articulées et coordonnes entre elles et entre les différents niveaux de formation.

La création de l’Université du Sine Saloum de Kaolack (Décret 2013-173 du 25 janvier 2013)
répond à une nécessité socio-économique car elle permet au Gouvernement du Sénégal d’apporter une réponse appropriée aux besoins de développement de 4 régions nourricières du Centre par la valorisation de leurs ressources et de leurs atouts. Elle est également une volonté d’équilibrer la distribution spatiale des institutions universitaires et des effectifs. Plus récemment un appui a été apporté dans la création de l’Université à travers la mise en place des formations au niveau licence.

Réseau national

  • Attention les documents pdf vont être ajoutés dans les prochains jours.

Le Réseau FARSEN


L'assemblée générale constitutive de l'association des acteurs de la formation agricole et rurale du Sénégal, en abrégé FARSEN, s'est tenue le 11 juillet 2015.
Les documents proposés ci-dessous sont téléchargeables au format PDF :
- Les statuts de FARSEN
- Le réglement intérieur FARSEN
- Le PV de l'AG du 11 juillet 2015
- Les membres fondateurs de FARSEN
- Le récépissé FARSEN

Présentation de la plateforme du Sénégal lors de l'atelier de Yaoundé en novembre 2012

Faisant suite à la mission en guinée, le réseau international FAR a conduit une mission au Sénégal du 19 au 23 mars 2012.
Il s'agissait de relancer le réseau FAR Sénégal lancée en 2009.
La demande du Sénégal porte sur des point précis tels que :
1.Réactiver, redynamiser le réseau national à travers :
  • des missions de relance et de préparation d’ateliers zonaux;
  • des ateliers zonaux;
  • la réactualisation de la rencontre annuelle et de l’assemblée du réseau;

2. Appuyer le groupe central/de coordination dans les activités de réseautage comme :
  • Les études thématiques et des réflexions en relation avec la FAR;
  • La capitalisation, la gestion et la mise en circulation de l’information

3. Appuis sectoriels à l’animation
Il s’agit d’un appui ciblé apporté aux membres ayant des initiatives de partage de leurs expériences dans le cadre du réseau (ateliers, publications…).
Le rapport de la mission et les propositions d'actions sont téléchargeables ici

Sénégal


Le RESOPP-COOPEC dans le cadre du projet OSIRIS a déjà identifié un certain nombre d’actions de formation pour les producteurs, les personnels techniques et les élus des différentes institutions.
Il lance les termes de référence pour la mission de recueil des besoins de formation en vue de l’élaboration du plan de formation RESOPP - COOPEC.
Vous pouvez consulter ci-dessous :