Mali

Mali


Présentation


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Le Mali est un pays enclavé au cœur de l’Afrique de l’Ouest. Sa capitale, Bamako est située dans le Sud-est du pays. Il partage ses frontières avec sept pays : l’Algérie au Nord, la Mauritanie au Nord-Ouest, le Sénégal à l’Ouest, la Guinée au Sud-Ouest, la Côte d’Ivoire au Sud, le Burkina au Sud –Est et le Niger à l’Est. 60% de la superficie de son territoire zone saharienne.


Carte d'identité


Nom officiel du pays : République du Mali
• Superficie: 1 241 238 km²
• Capitale économique : Bamako
• Population totale : 17,6 millions d’habitants (2015)
• Taux de croissance annuel de la population: 3,4 %
• Taux d’alphabétisation des adultes 2008-2012 : 33 %
• Population rurale : 60%
• Valeur Ajoutée de l’agriculture dans le PIB : 41% (2015)
(Données Banque Mondiale)

Le Mali est un pays enclavé au cœur de l’Afrique de l’Ouest. Sa capitale est Bamako. Il partage ses frontières avec sept (7) pays : l’Algérie au Nord, la Mauritanie au Nord-Ouest, le Sénégal à l’Ouest, la Guinée au Sud-Ouest, la Cote d’Ivoire au Sud, le Burkina au Sud –Est et le Niger à l’Est. Sa superficie est de 1 241 138 kilomètres carrés dont 60% appartiennent à la zone saharienne.

Sa population est estimée à 16 955 536 habitants avec un taux de croissance de 3,21% (statistiques mondiales de 2012). La proportion de la population âgée de moins de 15 ans est 47,6% en 2014.La population rurale représente 62% des habitants (Banque Mondiale 2012).

Le PIB par personne est de 480 dollars US (2008). Avec un Indice de Développement Humain de 0,407 en 2014, le pays se place au 176 -ème rang sur 187 pays au niveau mondiale. Ce qui le met dans le rang des pays les plus pauvres. La pauvreté sévit dans les zones rurales particulièrement dans le sud du pays où la densité de la population est plus forte. Elle concentre 90% des pauvres contrairement aux zones urbaines ou la proportion de personnes pauvres est de 14%. La pauvreté est accentuée par la sécheresse et par l’instabilité politique du pays depuis 2012.

Sur le plan socio-économique, l’Agriculture et le monde rurale contribue à la croissance économique du pays. La proportion du secteur agropastoral au PIB est de 40% (FAO 2008) et elle emploie 80% de la population active .Leurs principaux revenus dépendent fortement des activités agropastorales.

Agriculture et politique agricole


Les superficies cultivées au Mali représentent 4,8 millions d’hectares soit 4% du territoire.
Il existe une proportion très importante de terres désertiques (51%) représentant un obstacle à l’activité agricole. Le nombre d’exploitations agricoles est de 800 000.La majorité des exploitations (86%) disposent de 10 hectares de surface. La superficie moyenne cultivée est de 4,72 hectares. L’activité agricole est très dépendante de la pluviométrie. Les productions principales sont les céréales locales, 45% (mil, sorgho, riz) et des cultures de rente telles que l’arachide et le coton (8%).La production céréalière est destinée à l’autoconsommation. Elle n’est commercialisée qu’à hauteur de 20%.La production sur la campagne de 2006-2007 est de 3 693 240 tonnes. Le coton est la principale culture de rente .Elle est le deuxième poste d’exportation après l’or et fait vivre les deux tiers de la population. La production sur la campagne de 2007-2011 est de 274 500 tonnes.
L’élevage est le troisième poste d’exportation au Mali dont le principal marché est la sous-région (Cote d’Ivoire, Ghana, Togo, Sénégal). En 2007 le cheptel s’élève à 6,1 millions de bovins, 7,4 millions de caprins, 241 000 camélidés, 108 000 équins, 1,2 millions d’asins, 100 000 porcins et 30 millions de volaille en 2009.La proportion d’éleveur possédant des troupeaux dans le pays ne représentent que 43%.

Le Mali est doté de ressources hydrographiques importantes .Le fleuve Niger forme au centre du Mali un « delta intérieur » sur une zone représentant 6% de la superficie totale du pays soit un territoire de 50 000 kilomètres carrés. C’est une zone humide avec des caractéristiques très spécifiques. Le pays dispose également de réserves d’eux souterraines estimées à 2 720 milliards de mètres cubes. A partir de ces ressources le potentiel irrigable du Mali a été estimé à 2,2 millions d’hectares (CPS et DNSI, 2008).
Le Mali assure également plus de 40% de la production de poissons d’eau douce de l’Afrique de l’Ouest. La production halieutique nationale est estimée à 100 000 tonnes de poissons par an. En termes d’emplois, l’activité pêche concerne directement plus de 500 000 personnes dont 120 000 pécheurs.

L’industrie agroalimentaire, est dominée par des petites structures artisanales et semi-industrielles qui transforment les céréales, les fruits locaux, le lait et les oléagineux.

La politique agricole

La Loi d’Orientation Agricole mis en place depuis 2006 se base sur une logique de développement durable, elle positionne le secteur agricole comme moteur de la croissance économique et de la souveraineté alimentaire.
La stratégie principale de la LOA est la promotion de la modernisation de l’agriculture familiale et de l’entreprise agricole en vue d’impulser sa structuration, sa compétitivité et son intégration dans l’économie sous régionale du secteur agroindustriel.
Récemment le document sur la Politique de Développement Agricole a été élaboré (2013) afin d’assurer une approche intégrée et une cohérence dans la conduite des politiques publiques et agricoles. La Politique de développement agricole sert de cadre unique de référence. Elle se base sur les lignes directrices de la Loi d’Orientation Agricole avec la prise en compte des nouveaux enjeux et défis de l’agriculture malienne.

Le Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (2012-2017) met en priorité la réduction des inégalités par une meilleure distribution des richesses et l’accès à l’emploi en privilégiant les jeunes. Sa particularité repose sur la prise en compte et l’insertion des jeunes dans la gestion des ressources naturelles, les emplois verts (reforestation, recyclage, etc.), la biodiversité, les changements climatique et la promotion de sources alternatives de revenus. Plus récemment, le plan de relance durable du Mali 2013-2014 a été mise en place avec une priorité spécifique visant à relancer l’économie par l’appui au secteur privé, le renforcement de l’agriculture, l’investissement en infrastructures et l’emploi des jeunes.

Situation de l'emploi


Selon un rapport d’étude du Ministère de l’emploi et de la Formation Professionnelle en 2011, le taux de chômage au Mali a évolué progressivement entre 1997 et 2010. Il est passé de 3,1% à 8,3%. Il se répartie entre 4,7% en milieu rural et 3,6% en milieu urbain.

On constate une arrivée massive et une augmentation constante du nombre de travailleurs à savoir 180 000 jeunes ruraux par an. Ceci étant dû à la croissance démographique importante et aux fortes dynamiques migratoires internes du pays. Ce phénomène renforce le chômage dans les villes d’autant plus qu’elles occupent que 12% des emplois contre 88% en milieu rural.

Un autre élément alarmant est la capacité d’emploi du secteur informel qui se situe à 4-5 fois plus que le secteur formel. Les principales activités du secteur informel sont le commerce (48,8%), la production (32,4%) et l’artisanat d’art utilitaire (18,8%). Par contre les personnes travaillant dans ces secteurs présentent de faibles niveaux d’alphabétisation et de qualification.

Institutions de FAR


Les dispositifs de formation agricole diplômante comprennent les services centraux des départements chargés de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, de l’environnement et de l’assainissement ainsi que leurs structures déconcentrées au niveau régional et local, telles que les offices, les projets et les programmes de développement rural. Ils assurent la formation continue des producteurs et du personnel d’encadrement.
Les ONG interviennent beaucoup dans ce domaine. Selon les statistiques du Ministère de l’Administration Territoriale, le Mali compterait environ 2 000 ONG ayant signé un accord-cadre avec le gouvernement, parmi lesquelles 16% environ interviennent dans le secteur du développement rural. D’autres structures et organismes interviennent également dans la formation continue des producteurs et des agents de terrain.

L’offre de formation au niveau du secteur primaire reste encore très faible alors qu’il est le premier secteur pourvoyeur d’emplois au Mali. D’après une étude de l’AFD sur les nouveaux dispositifs de formation professionnelle post primaire en 2009 seuls deux établissements sur 109 offrent des formations pour le secteur primaire. Dans le monde rural, les formations professionnelles initiales ont surtout été structurées autour des Centres d’Animation Rurale (CAR) et des Centres d’Apprentissage Agricole et cela depuis les premières années de l’indépendance. La formation des producteurs a été assurée à travers des formations modulaires qualifiantes et des programmes de vulgarisation mis en œuvre par les offices et projets de développement.
Le dispositif de formation agricole et rurale est composé des formations suivantes :
  • Les formations diplômantes assurée par l’établissement public de formation secondaire (agriculture, élevage, eau et forêt), l’institut de formation pratique de Koutiala’ établissements privés de formation secondaire, l’établissement public de formation supérieure (IPR/IFRA, ISFRA), l’établissement privé de formation supérieure (Université Mandé Bukari) et la jeune Université de Ségou et sa faculté d’agronomie avec des spécialités en filières, aménagement et agroéconomie.
  • Les formations non diplômantes telle que la formation continue des producteurs, du personnel d’encadrement/vulgarisation agricole et des cadres supérieurs assurée par les Centres d’Animation Rurale (CAR).
  • Les formations agricoles informelles : L’éducation informelle se fait de façon fortuite et diffuse. Elle a pour principaux véhicules la cellule familiale, les groupes sociaux, les médias communautaires, les divers mouvements associatifs. Ces formations informelles sont généralement données à travers des canaux de communication.

Il y a également un dispositif d’insertion professionnelle des jeunes scolarisés ou déscolarisés qui est chargé de l’alphabétisation des jeunes et des adultes afin de leur apprendre à mieux lire et écrire. Ce dispositif figure dans le contenu de la loi n°99-046 de 1999, article 42 qui définit un concept d’éducation non formelle liant l’éducation, la formation et l’insertion professionnelle. Selon le Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle l’éducation non formelle a pour but de mettre en œuvre toute forme appropriée d’éducation des jeunes non scolarisés et déscolarisés et d’adultes en vue d’assurer leur promotion sociale culturelle et économique.

Rénovation en cours


Le cadre de référence actuel de la politique agricole prévoit un volet sur l’amélioration des dispositifs de formation agricole et rurale. Les axes stratégiques sont :
  • La mise en place d’un dispositif de formation rurale appropriée en amont et en aval de la production agricole pour les producteurs et les différents acteurs.
  • La décentralisation de la formation agricole et rurale en mettant l’accent sur des formations initiales et continues
  • Le développement de l’enseignement agricole et rural diplômant et non diplômant
  • La création d’un cadre de concertation entre l’enseignement, la recherche, le conseil agricole et rurale et autres partenaires
  • L’identification et la diversification des sources de financement
  • La création d’un cadre d’analyse des demandes et besoins de formation, d’information, de communication et de suivi-évaluation des actions de formation au niveau national,régional,local et communal
  • L’identification et la diversification des sources financement de la formation
  • La mise en place de mécanisme de gestions des fonds alloués

L’inadéquation des ressources humaines formées par les dispositifs de formation professionnelles agricoles et les besoins du marché est un réel problème au Mali. Le gouvernement Malien mobilise la contribution des acteurs nationaux et internationaux dans ses politiques de développement du capital humain au niveau du secteur agricole et rural. On distingue plusieurs projets :
  • Le projet de formation professionnelle, insertion et appui à l'entrepreneuriat des jeunes ruraux (FIER) du Fonds International de Développement Agricole
Pour faire face à la problématique de l’emploi des jeunes ruraux le gouvernement Malien a initié le projet FIER avec des partenaires extérieurs. Ce projet cible 100 000 jeunes ruraux, dont 50% de filles de 15 à 40 ans en quête de situation professionnelle. Cette cible se subdivise en deux catégories. La première concerne les jeunes ruraux de 15 à 17 ans pour lesquels des dispositifs de formation préprofessionnelle adaptés sont prévus afin de les préparer à l’insertion. Les jeunes âgés d’au moins 18 ans répondant à des profils ou trajectoires différents, seront appuyés dans leur choix soit pour initier une activité génératrice de revenus (AGR) soit pour promouvoir une microentreprise rurale (MER).Le projet FIER est particulier en raison des indicateurs relatifs aux femmes et filles au niveau des maisons familiales rurales, des jeunes alphabétisés, des conseillers en entreprises qualifiés et des porteurs d’initiatives par unités mobiles et dans les centres de formation professionnelle. Il est porté par le Ministère de l’Emploi qui se chargera d’identifier les gisements d’emploi ruraux qui permettront aux collectivités locales de mettre en œuvre leurs schémas directeurs de formations professionnelles et d’emplois.
L’accord de financement du projet FIER signé en janvier 2014 est entré en vigueur en Aout 2014.Il est financé à hauteur de 26,29 milliards FCFA pour une durée de 8 ans (2014-2021). Le FIDA contribue pour plus de 16 milliards FCFA, le gouvernement pour 1,74 milliard, le Programme d’Amélioration de la Productivité Agricole au Mali (PAPAM) pour 4 ,2 milliards FCFA, les institutions de microfinance (IMF) pour 2,4 milliards et les bénéficiaires pour 1,95 milliards FCFA.
Le projet FIER lancé officiellement en octobre 2014, interviendra pour un début dans les régions de Koulikoro (cercles de Banamba, Kangaba et Kolokani) et de Sikasso (cercles de Kadiola, Kolondiéba et Yorosso) avant de s’étendre progressivement à toutes les régions du Mali (3 cercles par région).
  • Le Projet d’Amélioration de la Compétitivité des Entreprises par la Formation (ACEFOR) de l’Agence Française de Développement
Le Projet ACEFOR a pour objectif d’optimiser la compétitivité des acteurs économiques et diversifier les solutions d’emplois pour les jeunes, en améliorant l’offre locale de formation professionnelle. Il permettra la création de deux centres de formation à Sikasso et Markala qui accueillera chacun 500 apprenants par an. Il disposeront de mobiliers et d’équipements nécessaires à leur fonctionnement, suivant les besoins établis par le Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle.

Le centre de Sikasso dont la première pierre a été posée en Aout 2015 proposera :
  • Une offre de formation initiale et continue complémentaire à l’offre existante dans des filières mal couvertes comme la transformation des produits, la maintenance, la gestion des groupements et des coopératives.
  • Des services pour tous les acteurs agricoles et para-agricoles dans les domaines de la formation et de l’information professionnelle.

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