Madagascar

Madagascar


Présentation


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L’Ile de Madagascar est située au Sud-est de l'Afrique dont elle est séparée par le Canal de Mozambique. Sa capitale est Antananarivo.Madagascar a une superficie de 587 041 km² et dispose de 5000 km de côtes, à la limite sud du milieu tropical.

La population est passée d’environ 8,5 millions en 1980 à près de 23 millions en 2013 (selon les données de la Banque Mondiale), avec 45% de moins de 15 ans et un taux de croissance annuel moyen de 2,8 %. La population vivant en milieu rural représente 77,8 %, elle est inégalement répartie, avec une concentration élevée de population sur les Hautes Terres.
Le climat est généralement bimodal, avec des régions de forte pluviométrie (Est et Nord) et des régions semi-arides (Sud et Sud-ouest).

Selon les estimations de la Banque Mondiale, la population vivant au-dessous du seuil de pauvreté était de 75,3% en 2010 , en augmentation par rapport à 2001 (70,8%), faisant de Madagascar l’un des pays les plus pauvres du monde. En 2012, le PIB/habitant situe Madagascar au 175e rang sur 182 pays. La pauvreté affecte plus les femmes (surtout les divorcées), les jeunes et les familles nombreuses.

Le pays connait l’instabilité politique depuis son indépendance, la dernière crise étant le renversement du Président au début de l’année 2009, suivi d’une période dite de transition qui a duré près de 5 années. Des élections présidentielles fin 2013 étaient censées marquer la fin de la crise, mais le Président élu a fait l’objet d’une tentative de destitution en Mai 2015. Le pays dont le potentiel est énorme voit ainsi son économie régulièrement déstabilisée. En particulier, l’aide officielle dont le pays dépend a, sur la période 2009-13, chuté d'environ 30%, avec une proportion importante transférée vers des programmes humanitaires. Au-delà des risques d’instabilité politique et ceux liés au contexte économique mondial (Madagascar est dépendant des exportations et du tourisme) le pays est aussi vulnérable aux catastrophes naturelles (tels que les cyclones de 2008 et 2012) et aux invasions de criquets (telle celle d’Août 2014).

Agriculture et politique agricole

L’économie malgache est dominée par le secteur des services (50% du Produit Intérieur Brut -PIB). L’agriculture y contribue 28%, suivie de l’industrie –en particulier les textiles- (15%). La géographie économique de Madagascar connait des disparités importantes entre, d’une part, les villes et les campagnes et, d’autre part, entre les régions.

Madagascar a environ 36 millions d'hectares de terres cultivables, dont seulement trois millions d'hectares, soit moins de 10%, sont exploitées . Le pays dispose de 1,5 millions d’hectares irrigables, dont 1,1 millions équipés, mais qui connaissent des problèmes d’entretien des réseaux.

L’agriculture, surtout de type familial, fait vivre quatre malgaches sur cinq. Les surfaces cultivées sont en moyenne de 1,2 hectare –passées à 0,8 ha en 2004 selon certaines sources- et, d’après les données de l’INSTAT, seules 4,8% des exploitations disposent de plus de 4 hectares. Elle se caractérise par une multitude des petites exploitations -environ 2,4 millions- qui associent cultures et élevage et dont les produits sont principalement orientés vers l’autoconsommation.

Le riz est l’aliment de base de la population malgache, avec des rendements oscillant autour de 2 tonnes/ha. Plus qu’une culture, le riz, omniprésent, marque les paysages malgaches de son empreinte. Selon le recensement de l’agriculture de 2004-2005, le riz était cultivé par 2075153 agriculteurs (près de 90%), sur 1249416 ha, pour une production de 3392460 tonnes. Mais le riz cultivé à Madagascar est plus onéreux que le riz asiatique importé que consomme la population.

D’autres cultures vivrières importantes sont le maïs, le manioc et la patate douce. Les cultures de rente sont principalement la vanille, le litchi, le girofle, le café et l’arachide.
Madagascar possède également un important cheptel de zébus, du poulet, canard, oie et dinde.

Les politiques agricoles malgaches ont été régulièrement mises à jour : le Plan d’action pour le développement rural (PADR, 2001), le Programme national de développement rural (PNDR) et le Plan National de Sécurité Alimentaire (PNSA, 2005), le Madagascar Action Plan (MAP, 2007, avec le Défi 4 « Révolution verte »), le Programme Sectoriel Agriculture Elevage Pêche (PSAEP, 2013-2014) dans le cadre du translation Agriculture and CAADP - FINAL.pdf Plan Détaillé pour le Développement de l’Agriculture en Afrique (PDDAA/ CAADP) du NEPAD.

La vision du PSAEP , telle qu’exprimée dans l’engagement du pays est que « Madagascar en 2025, s’appuie sur une production agricole compétitive et durable, intégrant exploitations agricoles et unités agro-industrielles modernisées pour assurer la sécurité alimentaire et conquérir les marchés d’exportation ». Les principaux objectifs à cet horizon (2025) sont :
• Croissance de 6% par an sur 10 ans, et +35% de productivité, avec allocation d’au moins 10% de son budget national au secteur agricole
• + 2 millions ha de zones d’investissement avec le privé
• 100% couverture alimentaire de base (sécurité alimentaire)
• +100% accroissement des valeurs d’exportation

Situation de l'emploi


Le taux de chômage à Madagascar est relativement faible car les chercheurs d’emploi sont prêts à rejoindre n’importe quel secteur d’activité –formel ou informel- plutôt que de rester chômeur. Ce taux cache donc un très fort taux de sous-emploi affectant 3 millions de personnes actives à Madagascar (le sous-emploi peut être soit une durée insuffisante de travail, soit un travail inadéquat. Selon ENEMPSI 2012.pdf des données de l’INSAT, le premier cas de figure concerne plus de 10% de la population, alors que le second cas touche plus de 80%. Dans les deux cas, les femmes sont plus touchées que les hommes. De même, les ruraux -entre 80 et 91% selon les régions- sont plus touchés que les citadins).
En milieu rural, il s’agit notamment de paysans qui pratiquent des monocultures de subsistance. Un facteur aggravant est le fait que 93% des emplois créés sont dans le secteur informel, dont 75,3% par des entreprises informelles agricoles, dont les créateurs sont eux-mêmes des individus en situation d’emploi précaire. Comme le précise le Rapport National sur le Développement Humain, une croissance rapide a peu d’impact sur la réduction de la pauvreté sans une expansion du travail décent (création de plus et de meilleur emploi). Ainsi, sans emploi décent, la réduction de la pauvreté est illusoire.

Les données sur la demande en formation sont rares. Une étude de la Banque Mondiale datant de 2001 constate la faible demande et le rendement médiocre du système public de formation professionnelle, une carte des formations trop fragmentée et un système de gestion démesuré et donc coûteux. Les formations offertes par les Centres de Formation Professionnelle (CFP) sont « de bas niveau et n’accueillent à l’heure actuelle qu’a peine 500 nouveaux entrants par an, qui pour la moitié abandonnent à l’issue de la première année ». Par contre, la demande pour les Lycées Techniques et Professionnels (LTP) est plus importante avec 2700 inscrits (15% des titulaires du BEPC) mais dont moins de 40% obtiennent le baccalauréat. Mais même le nombre relativement bas des sortants ne peut pas être absorbé par le marché du travail.
Il n’est pas sûr que les spécialités agricoles soient également peu demandées sur le marché de l’emploi, mais l’étude précise que les filières agricoles ne sont pas enseignées dans les CFP.

Webographie


Agriculture et politique agricole

Situation de l’emploi

Formation Professionnelle

Genre

Institutions de FAR


Le dispositif de formation agricole


En dehors des divers projets et programmes qui dispensent des appuis techniques (formation, information, vulgarisation), des universités publiques (Ecole Supérieure des Sciences Agronomiques -ESSA) et privées (Catholique) forment dans des disciplines liées à l’agriculture. On peut également citer l’Institut supérieur technologique pour la recherche agronomique à Madagascar (ISTRAM)et la Laulanié Green University, créée en 2001 à Antananarivo et inspirée de la philosophie de Père Henri Laulanié, le pionnier du Système de Riziculture Intensive (SRI) dont l’action est poursuivie par l’ONG Tefy Saina.

Beaucoup d’autres organisations de formation professionnelle existent sous diverses tutelles.
Le ministère dispose de plusieurs organisations sous sa tutelle :
  • CNFPAR : Centre de Formation Professionnelle Artisanale et Rurale, dont l’un des services est, entre autres, chargé de de l’élaboration et suivi des programmes de formation
  • INPF : Institut National de Promotion Formation, chargé de la promotion économique et sociale, par la formation professionnelle, au service des jeunes, des travailleurs, du monde professionnel et des opérateurs économiques. Un de ses départements s’occupe de la Formation Professionnelle et de la Formation Continue
  • CNFPPSH : Centre National de Formation Professionnelle des Personnes en situation de Handicap
  • ONEF : Observatoire National de l'Emploi et de la Formation
  • INFOR: Institut de National de Formation des Personnels des Etablissements d'Enseignement Technique et Professionnel
  • GREETFP : les Groupements Régionaux des Etablissements d'Enseignement Technique et de Formation Professionnelle

  • 2. Ministère de l’Agriculture
    • 6 Ecoles d’Application des Sciences et Techniques Agricoles (EASTA) pour la formation de techniciens de niveau BEPC+3.
    • Un Centre de Formation et d’Application du Machinisme Agricole (CFAMA)
    • 3 Centres de formation de Producteurs (CAF) répartis dans 3 régions de l’île

  • 3. Secteur Associatif
-Réseau des Maisons Familiales Rurales qui offre des formations en alternance, avec 20 MFR dans différentes régions du pays et un centre de formation de Technicien Animateur Rural
-Les organisations professionnelles, notamment FIFATA -Association pour le Progrès des Paysans, une Organisation Professionnelle faîtière- qui essaie de créer un réseau de collèges agricoles en association avec FERT et le CNEAP.

  • 4. Secteur privé confessionnel organisé en réseau BIMTT qui regroupe 109 Associations et Centres de formation de producteurs

  • 5. Organisations laïques
- L’association Formation aux Technologies et à l’Agriculture (FTA) qui conduit des activités liées à l’agriculture, l’environnement, les nouvelles technologies, la gestion-organisation et la bonne gouvernance. Elle organise des formations pour divers publics, y compris les paysans sur des sites expérimentaux.
- Le projet Campus Paysan, créé en 2005 et financé par la Région Haute Normandie, vise à améliorer le niveau de vie des ménages ruraux de la province de Tamatave. Le projet réalise, entre autres, des activités de formation et promotion des paysans leaders, de suivi et encadrement des paysans dans l’application et la diffusion de nouvelles techniques acquises et des recherches appliquées dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage et de l’environnement socio-économique.

Le répertoire régional des centres de formations compilé par le Carrefour Francophone pour la Formation Professionnelle et Technique liste les établissements pour Madagascar.

Rénovation en cours


Dès 2010, un comité a travaillé sur un projet de stratégie de FAR. Le résultat a été une Stratégie Nationale de Formation Agricole et Rurale à Madagascar (SNFAR) soumise et acceptée par le conseil de gouvernement en 2012. Elle vise notamment à donner un cadre général et cohérent du développement du système de FAR à Madagascar. Elle se donne pour objectif de contribuer à soutenir le processus de modernisation du secteur agricole, en appui à la politique agricole du pays et en mobilisant les acteurs de la FAR. Un Conseil National pour la FAR (CNFAR) doit conduire la mise en œuvre et la gestion de la SNFAR. Les axes stratégiques sont de :
  • • Développer la capacité de pilotage et de régulation du dispositif FAR
  • • Rénover et valoriser le dispositif FAR
  • • Mettre en place les mesures d’accompagnement de la FAR
  • • Assurer un mécanisme de financement soutenable de la FAR
Ses objectifs sont de :
  • Améliorer le dispositif institutionnel de la Formation Agricole en clarifiant les rôles des acteurs et en développant un mécanisme de pilotage de la FAR
  • Préparer de nouvelles générations d’Agriculteurs à affronter les défis du futur
  • Renforcer les effectifs et les capacités des techniciens d’encadrement en amont et en aval de la production, et ceux nécessaires aux établissements et centres de Formation
  • Renforcer les capacités des membres et responsables d’OP et OPA
  • Mettre en place un mécanisme adapté de financement pour la FAR

Etant donné la situation économique et politique actuelle de Madagascar, il est probable que toute initiative nationale de relance de la FAR dépendra du retour à la stabilité, et à celui des grands bailleurs de fonds. Cependant, deux initiatives en cours actuellement sont susceptibles d’avoir un impact à long terme.

En premier lieu, Le programme de Formation Professionnelle et d’Amélioration de la Productivité Agricole (FORMAPROD) financé par le Fonds International de Développement Agricole, qui vise à valoriser les métiers de l’agriculture par la formation agricole qualifiante. D’une durée de 10 ans (2012–2022), il est sous la tutelle du Ministère de l’Agriculture et couvre les 13 provinces d’intervention des différents projets appuyés par le FIDA. En second lieu, déjà cité, le projet de création d’un réseau de collèges agricoles par FIFATA en association avec FERT et le CNEAP . Poursuivant les mêmes objectifs, les deux initiatives sont de nature, moyens et modes de fonctionnement différents.

Voir une vidéo de présentation de l’expérience du réseau de collèges agricoles

Réseau national

Attention les documents pdf vont être ajoutés dans les prochains jours.

Le réseau FARMADA

Le réseau FARMADA dispose de la capacité juridique et jouit du statut d’association régie par l'ordonnance N°60-133 du 03/10/60 depuis juillet 2014.
Vous pouvez télécharger la présentation du Réseau réalisée en avril 2016.
Les documents proposés ci-dessous sont téléchargeables au format PDF :
  • Les statuts du réseau
  • Le règlement intérieur
  • Le manuel de procédure

Lancement du réseau FARMADA

L’atelier de lancement du Réseau FARMADA a eu lieu le 07 décembre 2011 au grand Amphithéâtre du Centre National de l’Eau, de l’Assainissement et du Génie Rural (CNEAGR) d'Antananarivo. Le Ministre de l’Agriculture, Roland RAVATOMANGA a ouvert officiellement l’atelier en présence de son Directeur de Cabinet, du Secrétaire Général et du Directeur Général du Ministère de l’Agriculture. Une centaine de personnes représentants les catégories d’acteurs de la FAR ont participé à cet atelier de lancement du Réseau FARMADA.

Les objectifs de l’atelier :
  • Lancement officiel du Réseau FARMADA,
  • Partage avec les acteurs de la FAR des travaux de réflexions sur la structuration et le plan d’actions du réseau FARMADA.
Le Réseau FARMADA regroupe les acteurs qui sont touchés directement ou indirectement par la FAR.

Les finalités et objectifs du Réseau FARMADA :
  • Faire émerger et valoriser les compétences des acteurs pour atteindre les objectifs des politiques nationales,
  • Contribuer à la construction d’une représentation commune du Dispositif FAR National Malagasy.
Une trentaine de responsables des Services déconcentrés du Ministère de l’Agriculture (Les SRCAAOF, Service qui s’occupe des fonctions d’appui à la production au niveau Régional, dont la FAR) a participé à cet atelier.

Les recommandations de l’atelier :
  • Élargir le noyau dur qui a initié le travail de démarrage du réseau FARMADA et mettre en place le « Noyau Exécutif »,
  • Constituer le comité délibératif,
  • Élaborer et valider la « Charte du Réseau FARMADA ».
Télécharger la liste des participants de l'atelier
Télécharger la liste des participants des services déconcentrés

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