Guinée

Guinée


Présentation


image carte_guine.jpg (22.2kB)
Située à l’ouest de l’Afrique, la Guinée couvre une superficie de 245 857 km2 avec plus de 300 km de littoral atlantique. Elle est aussi appelée « Guinée-Conakry » du nom de sa capitale pour la différencier de la Guinée-Bissau et de la Guinée équatoriale.

Le pays se caractérise par une population relativement jeune – plus de 74 % de la population guinéenne est âgée de moins de 35 ans – et en croissance rapide – elle s’accroît au rythme annuel de 3,2 %. Aujourd’hui, 9 personnes sur 10 sont sur le marché de l’emploi sans aucune formation et seulement 7% de la population active a un diplôme de l’enseignement technique.

L’économie guinéenne est dominée par le secteur primaire avec le sous secteur de l’agriculture qui représente 20 % du PIB. Selon le recensement de l’Institut National de la Statistique de 2012, l’agriculture pourvoirait 45,8% des emplois sous forme d’emplois indépendants correspondant à la structure familiale de l’activité agricole. Un taux d’occupation de la population active de 70 à 80 % dans le secteur agricole est mentionné. Compte tenu des perspectives de développement économique de la Guinée, il est donc probable que ce secteur restera l’un des principaux pourvoyeurs d’activités et d’emplois pour la population guinéenne, l’un des principaux moteurs de la croissance et de sources des revenus.

Agriculture et politique agricole


D’après le plan national d’Investissement Agricole et de Sécurité alimentaire (2011 – 2012), l’agriculture est le principal secteur d’activité de près de 80% de la population guinéenne et la principale source de revenu pour 57% des ruraux. Les produits agricoles représentent respectivement 11% et 17% des exportations et des importations du pays. Elle demeure donc un secteur incontournable pour la réalisation des objectifs de réduction de la pauvreté et de sécurité alimentaire en Guinée.
Le Document de Stratégie de Réduction de la pauvreté 2011-2012 assigne au secteur agricole un rôle de premier plan dans l’accélération de la croissance et la création d’opportunités d’emplois pour tous. La nouvelle stratégie de développement de l’agriculture constitue un cadre d’opérationnalisation de la Stratégie de Réduction de la Pauvreté. En lien avec la politique d’emploi, de nouveaux programmes d’installations de jeunes agriculteurs, éleveurs et pêcheurs seront mis en place dans les régions et préfectures en fonction des spécificités locales. Il s’agit des jeunes du milieu rural qu’il faudra former et aider à s’installer dans leurs terroirs en leur donnant les chances de contribuer de manière plus productive au développement de la nation. Ce qui nécessiterait leur formation, leur professionnalisation ainsi que leur accès aux moyens de production (terre, financement, technologie…). L’installation des jeunes en milieu rural pourrait se faire dans le cadre des zones d’aménagement agricole planifiées (ZAAP). Le gouvernement, dans le cadre du Plan National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire, initierait des actions allant dans ce sens (aménagement de terres destinées aux jeunes, désenclavement, infrastructures socio-collectives, accès au financement).

La Politique Nationale de Développement de l’Agriculture vision 2015, qui fait suite à la stratégie de développement de l’agriculture guinéenne dictée par les Lettres de Politique de Développement de l’Agriculture (LPDA 1 et LPDA 2) et la Lettre de Politique de Développement de l’Elevage (LPDE), affirme que l’agriculture guinéenne devrait contribuer à la réduction de la pauvreté à travers l’amélioration de la sécurité alimentaire, la diversification des productions vivrières, la réduction des importations de riz, l’amélioration de la balance des paiements et la protection de l’environnement. Cette stratégie s’articule autour de l’amélioration de l’efficacité et l’efficience des exploitations familiales et des marchés, de la promotion de entrepreneuriat agricole par la stimulation de l’initiative privée, l’amélioration de l’accès aux marchés national, sous régional et international des produits agricoles et par l’assurance d’une gestion durable des ressources naturelles et de l’environnement.
Elle comprend 3 axes principaux :
  • Renforcer la sécurité alimentaire par la diversification et l’accroissement des productions vivrières et animales pour promouvoir la souveraineté alimentaire, à travers le développement des productions vivrières, notamment du riz, dans le cadre de systèmes de production durables et leur diversification avec des alternatives telles que le manioc, l’igname, la pomme de terre, le maïs, etc. et le développement des productions animales.
  • Accroître les revenus agricoles par le développement des opportunités économiques et une amélioration de l’accès au marché dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, principalement par l’accroissement et diversification des productions commerciales par des investissements à moyen et long termes permettant de résoudre les contraintes techniques de filières telles que les productions horticoles et animales.
  • Développer des mesures transversales d’accompagnement pour garantir l’efficacité des investissements, par l’amélioration de la gestion des ressources naturelles et le renforcement des capacités des acteurs.

Situation de l'emploi


Aujourd’hui, 9 personnes sur 10 sont sur le marché de l’emploi sans aucune formation et seulement 7% de la population active a un diplôme de l’enseignement technique.

L’économie guinéenne est dominée par le secteur primaire avec le sous-secteur de l’agriculture qui représente 20 % du PIB. Selon le recensement de l’Institut National de la Statistique de 2012, l’agriculture pourvoirait 45,8% des emplois sous forme d’emplois indépendants correspondant à la structure familiale de l’activité agricole. Un taux d’occupation de la population active de 70 à 80 % dans le secteur agricole est mentionné. Compte tenu des perspectives de développement économique de la Guinée, il est donc probable que ce secteur restera l’un des principaux pourvoyeurs d’activités et d’emplois pour la population guinéenne, l’un des principaux moteurs de la croissance et de sources des revenus.

Quelques tableaux permettent d’illustrer les disparités entre formation, demande et offre d’emploi. Le tableau ci-dessous montre la demande d’accès à l’Enseignement Technique et Formation Professionnelle.

(Tableau à venir)

Le nombre de jeunes sollicitant la formation et le parcours sollicité : il n’est pas facile d’avancer des chiffres précis, mais l’analyse des entretiens avec des groupements de producteurs* permet d’estimer qu’il existe sur chaque exploitation (environ 900 000) des jeunes sortis du système scolaire et qui travaillent sur cette exploitation ; or ces jeunes n’ont reçu aucune formation professionnelle si ce n’est la reproduction de ce qu’ils voient sur l’exploitation des parents.

Pour répondre aux besoins de ce type de public, le dispositif de formation, l’aspect insertion et installation agricole qui lui sera proposée doivent être adaptés ; cela signifie : i) des objectifs centrés sur la maitrise des productions existantes, du français fonctionnel et des outils mathématiques élémentaires (permettant d’effectuer les 4 opérations : addition, multiplication, soustraction et division) ; ii) une formation de proximité avec une organisation particulière, c’est à dire décentraliser la formation au niveau des villages et collaborer avec les structures locales de développement ; iii) une formation en alternance calée sur les rythmes biologiques des productions de façon à s’appuyer sur des supports pédagogiques les plus concrets possibles et à ne pas sortir ces jeunes de l’exploitation au moment où la main d’œuvre est indisponible.

Les chambres d’agriculture et les OPA participeront à l’opérationnalisation locale à travers :
  • La définition des formations (métiers ou filières) à développer ;
  • Leur participation à la définition des compétences requises (contenu des formations) ;
  • Leur implication dans la réalisation des formations (formateurs et locaux de formation) ;
  • Leur participation à la certification (validation des acquis et remise de certificat de qualification).

Le dispositif de formation agricole


L’offre de formation en Guinée comprend :
  • Au niveau du Ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle de l’Emploi et du travail :
    • 4 écoles nationales d’agriculture et d’élevage qui forment des jeunes de niveaux brevet et baccalauréat + 3ans ;
    • 1 école nationale des Agents techniques des eaux et forêts, qui forme des jeunes de niveau brevet + 3 ans ;
    • 1 centre d’apprentissage post primaire et secondaire agricole qui forme des apprentis, des déscolarisés et non scolarisés.

  • Au niveau du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique :
    • 1 Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire qui forme des cadres supérieurs ;
    • 1 Institut Vétérinaire qui forme des cadres supérieurs.

  • Au niveau des Organisations professionnelles Agricoles faitières au sens large et des ONG existent des cellules de formation dont il est difficile de caractériser ou d’estimer l’offre.


*Lors de la mise en place du projet de professionnalisation des formations agricoles à Tolo nous avons mené des enquêtes auprès des exploitants agricoles pour connaitre le nombre de jeunes sollicitant une formation

Webographie


Agriculture et politique agricole

Situation de l’emploi

Formation Professionnelle

Genre

Institutions de FAR


L’offre de formation en Guinée comprend :
  • Au niveau du Ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle de l’Emploi et du travail :
    • 4 écoles nationales d’agriculture et d’élevage qui forment des jeunes de niveaux brevet et baccalauréat + 3ans ;
    • 1 école nationale des Agents techniques des eaux et forêts, qui forme des jeunes de niveau brevet + 3 ans ;
    • 1 centre d’apprentissage post primaire et secondaire agricole qui forme des apprentis, des déscolarisés et non scolarisés.

  • Au niveau du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique :
    • 1 Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire qui forme des cadres supérieurs ;
    • 1 Institut Vétérinaire qui forme des cadres supérieurs.

  • Au niveau des Organisations professionnelles Agricoles faitières au sens large et des ONG existent des cellules de formation dont il est difficile de caractériser ou d’estimer l’offre.

Ecouter une émission radiophonique sur le thème de "La Formation Professionnelle en Guinée"

Rénovation en cours


Parmi les projets et programmes de formation professionnelle agricole, les plus importants sont :
  • Le projet d’Amélioration de la Formation et de l’Insertion dans les secteurs Agricoles et des Mines (PAFISAM) financé dans le cadre du Contrat de Désendettement et Développement entre la France et la Guinée (C2D), qui vise à rénover le secteur de la formation professionnelle. Ce projet porte sur : i) la formulation d’une stratégie nationale de la formation agricole et rurale ; ii) la formation des formateurs en lien avec la redéfinition des programmes de formation ; iii) la réhabilitation des infrastructures et des locaux ;iv) la réhabilitation du domaine agricole v) les partenariats à établir entre les centres de formation et les autres acteurs en matière d’insertion, et vi) l’insertion professionnelle des jeunes.
    • Le projet pour une formation professionnelle au service de l’insertion socioéconomique des jeunes ruraux et le développement des territoires(PFJDT) : ce projet portera sur, entre autres :i) des concertations pluri acteurs et territoriales pour faire émerger des parcours de formations professionnelles et d’insertions sociales et économiques des jeunes en milieu rural ; ii) l’expérimentation de dispositifs de formation professionnelle innovants accompagnant l’insertion socioéconomique de jeunes ruraux sur leurs territoires ; iii) capitalisation et partage d’expériences de démarches d’engagement en coopération solidaire de territoires à territoires ( Région Pays de la Loire en France et Basse Guinée).

  • Le projet de renforcement des capacités des cadres et responsables guinéens sur l’approche programme(PRCR) : il porte sur les axes stratégiques suivants :
    • la consolidation de l’offre existante ;
    • le développement de l’apprentissage ;
    • le développement de l’offre sectorielle de formation.

Voir une vidéo entretien avec le Ministre Damantang Albert Camara

Réseau national


Vous pouvez consulter l'agrément du réseau RAFARGUI de septembre 2016.

  • Le réseau est intervenu durant le colloque : "Accompagner l’insertion des jeunes dans les agricultures familiales au Sud : enjeux, perspectives, programmes d’action" qui s'est déroulé les 4, 5 et 6 juin 2014, à l’Institut des régions chaudes de Montpellier Supagro (IRC) à Montpellier.
Retrouvez la contribution sur le dispositif de formation technique et professionnelle en Guinée en cliquant sur ce lien.
Création du réseau des Acteurs des Formations Agricoles et Rurales de Guinée (RAFARGUI)- Avril 2013

Le réseau RAFARGUI

RAFARGUI a tenu le 23 avril 2013 dernier son assemblée générale constitutive sous forme d’association. La promotion de concertations entre les acteurs autrefois isolés les uns des autres va permettre de créer des stratégies communes et de partager ainsi une même vision du développement agricole et rurale en Guinée et de la stratégie de formation au service de cette vision.

Vous pouvez télécharger les documents officiels :
  • Le compte rendu de l'AGC du 23 avril 2013
  • Le procès verbal de l'AGC du RAFARGUI

RAFARGUI a également réalisé du 5 au 9 avril une série de rencontres dans les 4 régions naturelles du pays avec plus de 90 participants représentant les OP (agriculture et élevage), les ONG et les services déconcentrés des ministères concernés par la FAR (agriculture, élevage, pêche, emploi, enseignement et formation professionnelle, etc..).
Le document proposé ci-dessous est téléchargeable au format PDF :
  • TDR mission info et sensibilisation FAR 2013

Mission d'appui à l'émergence d'une plate-forme nationale - Mars 2012

Entre le 12 et le 19 mars, le réseau international FAR a réalisé une mission d'appui en Guinée en collaboration avec le représentant pays au comité de pilotage du réseau afin d'avancer sur l'idée de création d'un espace d' échange et de concertation sur la thématique de dispositifs de FAR,impliquant les divers acteurs de la formation agricole et rurale guinéens.
Le rapport de cette mission est téléchargeable ici.

Guinée

Prochainement.