Cameroun

Cameroun


Présentation


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Le Cameroun est un pays d’Afrique Centrale et Occidentale qui s’étend sur une superficie de 475 400 kilomètres carrés. Yaoundé, la « ville aux sept collines », est la capitale politique du Cameroun. Le pays a une grande diversité géographique avec un semi désert sahélien au Nord et une forêt équatoriale au sud séparée par des savanes.


La population camerounaise en 2015 est estimée à 20 millions d’habitants avec une majorité de femmes (50,6% contre 49,4% pour les hommes). La population connait une croissance très forte ; elle était de 2,6% en 2010. Elle est très jeune avec la moitié de la population qui est âgée de 17 ans ; les jeunes âgés de moins de 15 ans représentent 43,6% de la population. Elle est répartie entre la zone urbaine (54,39% en 2015) et la zone rurale qui connait un exode rural important de la population vers les villes plus attrayantes. Ce phénomène a pour effet de concentrer la majorité de la population dans les villes particulièrement les jeunes qui sont généralement sans qualification en quête d’emploi urbain. La zone rurale contribue fortement à l’économie du pays. Elle emploie 60% de la population active, assure 55% des exportations et contribue à 30% du PIB.

Le Cameroun a un Indice de Développement Humain de 0,504 en 2013 (0,391 en 1980), ce qui le classe au rang de 152 éme au niveau mondial sur 186 pays. Le niveau de vie au Cameroun a nettement évolué au cours de ces dernières années du a une volonté politique du gouvernement à travers la mise en place de programmes de stabilisation de l’activité économique .Ce qui a permis au Cameroun d‘amorcer son économie et d’avoir un PIB en 2009 de 42,750 milliards qui représente aujourd’hui la moitié de celui de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale. Selon la Banque Mondiale en 2011,l’ économie camerounaise est dominée par le secteur primaire qui occupe 46% de la main d’œuvre nationale et contribue à hauteur de 22% au PIB National et le secteur secondaire (28% du PIB) et tertiaire (50% du PIB).

Agriculture et politique agricole


Le secteur agricole est caractérisé par la dominance d’exploitations familiales dont l’activité principale est l’agriculture de subsistance. Les terres cultivables représentent 26% des terres arables (7,2 millions d’hectares) soit 1,8 millions d’hectares. Ce pourcentage est relativement faible. La gestion des terres agricoles est sous la contrainte à d’une mauvaise politique ainsi que l’absence d’infrastructures routières permettant de relier les zones exploitées des grandes villes ou se trouvent les marchés potentiels. Ceci contribue à un enclavement des zones cultivables. Malgré ces contraintes l’agriculture est très dynamique de sorte et contribue à l’autosuffisance du pays à hauteur de 80% via les cultures vivrières et l’apport de devises à travers l’exportation au niveau mondial particulièrement en Europe et dans la sous-région (Tchad, Gabon, République Centrafricaine, Guinée Equatoriale).

Le secteur de l’agriculture vivrière est caractérisé par une forte demande locale et des exploitations de superficie moyenne de 1,5 hectare à faible productivité. Les principales cultures sont la banane plantain (2 millions de tonnes),le manioc (3 millions de tonnes),le maïs (1 million de tonnes),le taro (1,3 millions de tonnes),l’igname, le mil, le sorgho, les légumes (haricot, haricot vert,oignon,ail) et les fruits (ananas ,melon,tomate,mangue,mandarine,pamplemousse,avocat).

Les principales cultures d’exportation sont la banane, le coton, le café, le cacao et l’huile de palme. L’exportation de la banane sur le marché international est concentrée principalement en Europe (98% des exportations).Selon une étude de la Commission européenne, les exportations de bananes représentent 170 millions d’euros soit 1,7% des exportations totales du pays et 12,9% des exportations de produits agricoles de rente en 2011.Le secteur contribue fortement à la stabilité économique et sociale des zones rurales. Il emploie près de 45 000 personnes et assure la subsistance de 100 000 personnes à travers des ayants droits et des systèmes sociaux de partage communautaire. La production nationale consacrée à l’exportation couvre 36 000 hectares. Elle est assurée par des entreprises agroindustrielles telles que la compagnie fruitière de Marseille (Groupe Dole 46%), la CDC (Société de l’Etat avec Del Monte Cameroun 41%) et SPM (13%).Le coton avec une production de 113 000 tonnes sur la campagne 2005-2006 exporte 90% des récoltes représentant 6% des exportations camerounaises et 22% des exportations agricoles. La production et la commercialisation est assurée par une entreprise nationale la Sodecoton (60% du capital appartenant à l’Etat).

Le Cameroun dispose d’un cadre de référence de politique agricole à travers une stratégie de développement du secteur rural à l’horizon de 2015 qui vise à relever le défi de la sécurité alimentaire au niveau national et sous régional à travers une agriculture exportatrice. Ceci a pour but d’optimiser la croissance des productions alimentaires avec une priorité accordée à la satisfaction des besoins alimentaires tant en qualité qu’en quantité, ce qui nécessite la modernisation et le renforcement de la production des exploitations familiales pour une plus grande productivité. Pour assurer une facilité d’accès aux financements à ce programme une banque agricole est en cours de création. Il y’a également une très grande volonté politique d’améliorer les infrastructures routières pour désenclaver les zones de production et favoriser l’accès aux marchés des grandes zones de consommation.

Pour la formation agricole et rurale le gouvernement dispose d’un programme national d’Appui à la rénovation et au développement de la Formation Professionnelle dans les secteurs de l’agriculture, l’élevage et la pêche (AFOP) qui est axée sur l’amélioration des formations agricoles adaptées à l’emploi et à le forte dynamique agricole. Il a été initié pour doter le milieu rurale d’acteurs économiques qualifiés afin de maintenir la forte dynamique économique des zones rurales et ainsi de lutter contre le phénomène de l’exode rural.

Situation de l'emploi


De par sa capacité à employer plus de la moitié de la population active particulièrement dans l’informel, le secteur agricole est le principal pourvoyeur d’emploi en milieu rural. Cependant il existe peu de chiffres sur ses besoins en main d’œuvre ou d’estimations de sa capacité à satisfaire la forte demande en emplois en raison d’une forte croissance démographique.

Les zones rurales abritent beaucoup de jeunes sans qualification qui sont exclus du marché de l’emploi. Les taux d’abandon scolaire sont au niveau du cycle primaire (35%),du premier cycle secondaire (38%) et du second cycle (53%) .Pour les diminuer il est nécessaire de mettre en place des formations capables de faciliter l’insertion professionnelle des jeunes dans le milieu agricole et ainsi de renforcer la compétitivité et la productivité du secteur.
La zone urbaine a une offre d’emploi plus développée dans le secteur tertiaire. Néanmoins le taux de chômage est plus élevé dans les grandes villes comme Douala et Yaoundé environ 15,5% touchant la catégorie d’âge de 15-34 ans.

Institutions de FAR


Le dispositif de formation est réparti entre :
  • Le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural : son dispositif comprend neufs Ecoles Techniques d’Agriculture (ETA),six Ecoles de formation (3 écoles de Formation des Spécialistes de Développement Communautaire,2 Ecoles de Formation des Spécialistes en Coopération et une Ecole de Formation des Spécialistes en Equipements et Aménagements Ruraux),trois Collèges Régionaux d’Agriculture ,35 Centres de Formation des Agriculteurs,24 Centres de Formations Rurales et 11 Centres de Formation de Jeunes Agriculteurs.
  • Le Ministère de l’Elevage des Pêches et des Industries Animales, avec 16 centres spécialisés dont 4 en bétail, 4 pour la pêche et 8 en aquaculture. Il comprend également des centres nationaux spécialisés en zootechnie, vétérinaire et en halieutique avec des diplômes de Brevet de Technicien Supérieur, de technicien et de Brevet d’Etudes Professionnelles.
  • Le Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, avec le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille qui comprend des centres de Promotion de la Femme et de la Famille, des Centres de Technologies Appropriées et 1 Centre spécialisé dans la formation agropastorale des femmes dont 30 sont fonctionnels en 2011.
  • Le Ministère de l’Enseignement Supérieur qui est composé de huit universités l’Université de Dschang la plus ancienne, qui dispose d’une Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles chargée de la formation des cadres supérieurs de l’agriculture et du développement rural.
  • Le secteur privé : il comprend des Ecoles Familiales Rurales et des Ecoles Familiales d’Agriculture crées dans les années 1990 et des Maisons Familiales Rurales pour la formations des ruraux dont la première a été créée en 2005 qui a fusionné avec l’Union des Ecoles Familiales Rurales (14 EFR) pour former la Fédération des Ecoles Familiales Agricoles et Rurales du Cameroun .Elle est chargée de la formation par alternance des jeunes en situation post-primaire et de celle du personnels des EFR (administrateurs, directeurs et formateurs).

Rénovation en cours


La politique actuelle de rénovation actuelle de la formation agricole et rurale se fait à travers le programme AFOP.Il a été mis en place depuis 2007 dans un contexte d’amélioration de la croissance économique du Cameroun et de la mise en place d’une nouvelle orientation de l’économie. Cette politique bénéficie de l’appui de nombreux bailleurs comme la France qui a apporté un appui financier au programme AFOP à travers un Contrat de Désendettement et de Développement dans le cadre de la réduction de la dette camerounaise.

Le programme AFOP vise l’amélioration du dispositif de formation agricole et rurale du Cameroun à travers une réforme générale comprenant la définition d’un nouveau cadre réglementaire, le renforcement des capacités des personnels des centres de formation et du développement de la formation des producteurs et des jeunes projetant de s’installer en tant que producteurs et ceux désirant s’orienter vers les métiers de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche.

Selon une étude réalisée sur la transformation du dispositif national de la FAR au Cameroun, ses principaux axes stratégiques sont :
  • L’application d’un démarche globale, systémique et initiée à la base en vue d’une meilleure connaissance des enjeux.
  • La définition d’un nouveau cadre institutionnel approprié et de nouveaux référentiels de métier et de formation
  • L’autonomisation des dispositifs de formation agricole et rurale via la cogestion, la co animation des structures de formation avec l’implication des acteurs dans la planification, le financement et la gouvernance.
  • La reconnaissance d’un statut professionnel et rural aux producteurs agricoles
  • L’inclusion du secteur privé et du secteur public dans l’amélioration de l’offre nationale de formation.
  • La formation par alternance tripolaire (centre-référent professionnel-famille de l’éléve) ainsi que l’aide à l’insertion et à l’installation
  • Une plus grande prise en compte des besoins de formation
  • La mobilisation de cadres formés et motivés par le développement de la formation agricole et rural.

Réseau national

Le réseau FAR a lancé en 2011 une étude sur l'analyse comparée des processus de mise en œuvre et de transformation des dispositifs de formation agricole et rurale dans plusieurs pays d’Afrique. Le Cameroun, Madagascar et le Maroc composaient le groupe de pays concernés par cette étude.
A l'occasion de la restitution de l'étude les 06 et 07 février 2012, un groupe de participants a décidé de réfléchir à l'émergence d'un réseau d'acteurs impliqués dans les dispositifs de formation agricole et rurale.
A l'issu de ces journées, une déclaration portant création d'une association pour la promotion de la formation agropastorale et rurale au Cameroun a été rédigée.
Les membres de cette association souhaitent :
  • mettre en place un groupe de travail chargé d'élaborer les documents juridiques ainsi que le plan d'action de l'association,
  • faire des propositions aux participants de l'atelier, convoquer une AG constitutive et proposer une structure pouvant recevoir délégation financière du réseau international FAR,
  • et nomment les membres inscrits dans la première étape de travail.

Vous pouvez consulter :
- la déclaration Association formation Cameroun 2012
- le récépissé FARCAM

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