Burkina Faso

Burkina Faso


Présentation

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Pays enclavé d’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso a une superficie d’environ 274 500 km². La capitale Ouagadougou est située au centre du pays.

Le dernier recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) réalisé en 2006, a enregistré une population totale de 14 017 262 d’habitants avec une croissance démographique de 3,1%- dont 47,5 % de moins de 14 ans. Les femmes représentaient 51,7% et les jeunes qui en constituent la majorité, représentaient 46,6% avec moins de 15 ans et 57,2% avec moins de 20 ans. La grande majorité de la population burkinabè réside en milieu rural (10 835 295 habitants), soit 77,3 % de la population totale contre 22,7 % en milieu urbain.

Entre 2000 et 2014, le taux de croissance moyen du PIB a été au-dessus de 5% en termes réels, tandis que le taux d’accroissement moyen du PIB par tête d’habitant a varié moins fortement sur la même période (de 3,7% en 2001 à 7,9% en 2010 puis 4,2% en 2011* - *Instrument Automatisé de Prévisions (IAP), MEF. mars 2012- ). L’économie était fortement tributaire des exportations notamment du coton et de l’or. Malgré les efforts consentis la population est demeurée pauvre, plus particulièrement en milieu rural (84 % des pauvres). Cette pauvreté touche surtout les agriculteurs vivriers (3 pauvres sur 4) et le pays occupe le 184ème rang sur 187 pays selon l’indice du développement humain (IDH) 2013 publié par le Programme des nations unies pour le développement (PNUD). Ce constat s’explique notamment par la faiblesse de la productivité du travail des exploitations agricoles dont 87 % pratiquent une agriculture de subsistance et/ou un petit élevage extensif.

Pays sahélien avec un climat essentiellement semi-aride, le Burkina Faso est confronté à des conditions agro-écologiques relativement difficiles en raison de la péjoration climatique et la pression anthropique croissante. Près de la moitié (46%) du territoire est soumise au phénomène de la dégradation des terres notamment la disparition du couvert végétal, la fragilisation et l’appauvrissement des sols, l’érosion et la baisse des nappes phréatiques (FAO, 2007). La pluviométrie est dans son ensemble faible (environ 1200 mm dans le Sud-Ouest et 300 mm dans le Sahel par an), irrégulière et mal répartie. Les terres, les ressources en eau, les ressources pastorales, les ressources forestières, fauniques et halieutiques sont les principales ressources naturelles sur lesquelles le pays fonde en grande partie son développement économique et social. Ainsi, la croissance économique du pays est pour une bonne partie fonction de l’évolution de l’activité agricole, qui elle-même reste très dépendante de la variabilité de ces conditions agro-climatiques qui se révèlent de plus en plus défavorable avec les effets du changement climatique.

Agriculture et politique agricole


Secteur productif


L’agriculture contribue pour 33,6% au Produit Intérieur Brut (contre 23,6% à l’industrie et 42,8% aux services), mais elle emploie 83% de la population (selon les données de la Banque Mondiale).
La Revue des Politiques Agricoles et Alimentaires au Burkina Faso 2005-2011 réalisée par la FAO indique que « la superficie des terres cultivables est évaluée à environ 9 000 000 hectares (1/3 du territoire national). Les superficies exploitées augmentent en moyenne de 2,8 pour cent par an et si cette tendance se poursuit, l’agriculture burkinabè épuisera ses terres cultivables à l’horizon 2030. Cette augmentation des superficies emblavées est expliquée par la croissance démographique étant donné que la superficie par actif (estimée à 0,66 ha en moyenne) est restée pratiquement constante au cours des quinze dernières années ». Faiblement mécanisée, l’agriculture burkinabè compte environ 1 500 000 exploitations familiales, utilisant peu d’intrants (passée d’une moyenne de 10,95 kg/ha en 2003 à 9,13 kg en 2009). Elles ont des rendements généralement très faibles, opérant dans une logique d’agriculture de subsistance* [*A l’exception du coton et du riz, les producteurs consomment l’essentiel de leur production. Les taux de commercialisation en 2009 étaient de 7% pour le mil, 10% pour le sorgho, 30% pour le maïs, 80% pour le riz, 77% pour le coton et 37% pour l’arachide].

Selon des rapports de la FAO, la production agricole est passée de 4 millions de tonnes en 2001 à 6 millions de tonnes en 2010 soit un taux d’accroissement annuel moyen de 14%. La production est dominée par les céréales qui occupent en moyenne plus de 77 % des superficies et représentent plus de 71% de la production totale sur la période 2001-2010. La production céréalière nationale pour la campagne 2014/ 2015 est évaluée à 4 469 300 tonnes, en baisse de 8,2%, mais en hausse de 3,3% par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes.
La production des cultures de rente pour la campagne 2014/ 2015 est estimée à 1 567 097 tonnes, la production des cultures de rente est en hausse d’environ 22,9% par rapport aux résultats de la campagne agricole précédente. Cette augmentation générale est entrainée par la hausse des productions de sésame et de coton respectivement de 134,3% et 16,8% par rapport à la campagne agricole passée et cache les baisses des productions de l’arachide (4,1%) et du soja (30,8%).

La production des autres cultures vivrières de la campagne agricole 2014/2015 est estimée à 695 718 tonnes. Globalement comparée à la campagne dernière et à la moyenne quinquennale, la production est respectivement en baisse de 24,0% et de 14,1%. La production d’igname est de 43 953 tonnes. Elle est en baisse respectivement de 52,0% et 54,5% par rapport à la campagne dernière et à la moyenne quinquennale.

L’élevage est une composante très importante de l’agriculture du Burkina Faso. Elle est la 2ème source de recettes d’exportation après le coton et contribue pour plus de 10% à la formation du PIB’

Politique agricole


Une Stratégie de Croissance Accélérée et de Développement Durable (SCADD), en œuvre depuis 2010, représente un référentiel de planification et de coordination des politiques du Burkina Faso. La stratégie prévoit une croissance annuelle de 10,7%. Elle est opérationnalisée au niveau sectoriel par le Programme National du Secteur Rural (PNSR)* , structuré en 13 sous-programmes regroupés autour de 5 axes. Trois grandes priorités sont identifiées par le programme : mobilisation et maîtrise de l’eau (18% du budget), accès des producteurs aux équipements et intrants (12%) et exploitation rationnelle des ressources naturelles (11,5%). L’action 4 de l’axe 5 (développement du partenariat entre les acteurs du monde rural) porte explicitement sur la formation professionnelle initiale et continue.*

Par ailleurs, le PNSR prend en compte et traduit de façon opérationnelle dans ses sous programmes, la Stratégie de développement rural (SDR), la Stratégie Nationale de Sécurité Alimentaire (SNSA), la Politique nationale de sécurisation foncière en milieu rural (PNSFMR), la Politique nationale de développement durable de l’élevage (PNDEL), la Politique nationale d’environnement (PNE), la Politique nationale de l’eau (PNEau), la Stratégie nationale de développement durable de l’agriculture irriguée et la Politique nationale et stratégie d’assainissement (PNSA). Il s’inscrit également dans la dynamique de la décentralisation et de communalisation intégrale qui donnent de nouvelles responsabilités aux acteurs locaux dans le développement rural.
*La vision qui guide le PNSR est exprimée ainsi : «A l’horizon 2025, l’agriculture burkinabè est moderne, compétitive, durable et moteur de la croissance, fondée sur des exploitations familiales et des entreprises agricoles performantes et assurant à tous les burkinabè un accès aux aliments nécessaires pour mener une vie saine et active ».

Comme le note une revue des politiques de l’investissement agricole du Burkina Faso en 2011, le pays a réussi à tenir son engagement pris dans le cadre du sommet de NEPAD de Maputo, qui fixe à 10 % au moins le niveau des ressources budgétaires affectées à l’agriculture, mais « le secteur souffre d’un sous-investissement chronique, avec une concentration de la majorité des ressources disponibles dans le secteur cotonnier. Le financement du secteur agricole reste donc largement d’origine étrangère.

Le niveau de valeur ajoutée des cultures de maïs et de riz justifie également l’intérêt de l’Etat burkinabè pour ces cultures dans les politiques de sécurité alimentaire et de lutte contre la pauvreté. La culture de ces deux céréales est en pleine expansion : la production du riz et du maïs ont été multipliées respectivement par 4.1 et 3.7 entre 2000 et 2010. Cependant, le pays n’est toujours pas autosuffisant en riz et doit avoir recours aux importations qui n’ont connu qu’une légère baisse passant de 255 000 tonnes en 2008 à 249 000 tonnes en 2010 (MAFAP, 2013).

Avec l’appui financier de la Coopération Danoise, le pays a lancé un Programme de Croissance Economique dans le Secteur Agricole (PCESA) pour la période 2013-2018. Le PCESA adopte une approche filière et chaîne de valeur et met l’accent sur le développement de filières prioritaires ayant une potentialité de croissance : la gomme arabique, le karité, le niébé, le maïs et le bétail-viande.
Le Programme d’Appui aux Filières Agro-Sylvo-Pastorales (PAFASP), financé par la Banque Mondiale est également dans l’approche filière avec les spéculations suivantes : mangue, oignon, coton, maïs, sésame, volaille locale, bétail viande).
Le Programme de Développement de l’Agriculture de la Coopération allemande (PDA/GIZ) est aussi dans la même approche avec le riz, le sésame, l’anacarde, le manioc et la culture maraîchère à petite échelle (tomate et oignon).

*« Le programme soutiendra le fonctionnement des différents centres et écoles de formation de base des agents et la formation continue des acteurs sur certaines thématiques transversales aux programmes ».

Situation de l'emploi


Quelques données de base sont importantes, qui montrent que la pauvreté est rurale alors que le chômage est urbain. En premier lieu, les questions liées à l’offre et la demande d’emploi sont très difficiles à traiter par manque de données fiables. Par exemple, selon les sources, le taux de chômage varie de 2,3% à 3,2%. Mais ce chômage touche surtout les jeunes. Pour les tranches d’âge 15-19, 20-24 et 25-29 ans, le taux est de respectivement 17,5%, 15,7% et 11,6% en milieu urbain alors qu’il est de 1,1%, 0,8% et 0,5% en milieu rural.
En second lieu, l’emploi est dominé par le secteur privé informel. Selon le Ministère en charge de l’emploi du Burkina Faso (2014), ce secteur regroupe plus de 70 % des actifs urbains, occupe 12 % des actifs au plan national et contribue à plus de 32 % au Produit intérieur brut (PIB). Une enquête plus ancienne sur le secteur informel dans l’agglomération de Ouagadougou (2001), montre qu’en moyenne six ménages sur dix tiraient tout ou partie de leurs revenus d’une unité de production informelle. Elle montre que le secteur informel a des emplois plus précaires, avec un faible taux de salarisation (11,1%). L’emploi reste caractérisé en milieu urbain par la prédominance de l’emploi informel qui se développe rapidement en absorbant plus de 12% des actifs du pays et 70% de la population active urbaine. L’étroitesse du marché du travail au Burkina Faso est le résultat d’un ensemble de facteurs explicatifs.

En troisième lieu, le chômage est très lié au niveau d’éducation. Environ 51% des jeunes de 15 à 29 ans sont sans emploi au Burkina Faso. 45% des demandeurs d’emploi ont un niveau secondaire et 20% un niveau supérieur. Ces chiffres de l’observatoire national pour l’emploi et la formation professionnelle (ONEF) donnent l’impression que les écoles ‘’créent’’ des sans-emplois à la charge de la société. Diplômés d’un système éducatif basé sur l’acquisition de connaissance et non de compétences, beaucoup de jeunes ont du mal à intégrer la vie professionnelle. Le chômage devient de facto, un passage obligatoire. Si l’auto-emploi peut être la panacée, il reste que son financement est un problème. D’où l’engouement pour la fonction publique.

Selon les sources, le taux d’alphabétisation au Burkina Faso varie entre 29% et 36%. Pour les jeunes qui ont reçu une instruction, il y a un déphasage important avec les besoins en qualification dans le secteur agricole. Le rapport Emploi des jeunes au Burkina Faso : Etat des lieux et perspectives affirme que « seulement 0,2% de la population en âge de travailler est formée dans les métiers correspondants, contre 21,6% qui ont une formation générale et 74% qui n’ont aucune formation. Seulement 0,1% des jeunes sont formés dans les métiers agro-sylvo-pastoraux. Les personnes formées dans les métiers tertiaires représentent 70% du total de la population formée à l’EFTP, contre 6,8% pour les métiers de la « transformation et fabrication », 6,1% pour les métiers du « génie civil, construction, bois et mines », 6,0% pour les métiers de la « mécanique, électricité et électronique».

Toutefois, le métier d’agriculteur comme démontré plus haut, est en pleine mutation et le simple apprentissage familial répond et répondra de moins en moins aux besoins des agriculteurs en cours d’installation pour répondre aux défis majeurs de l’accroissement de la productivité tout en préservant l’environnement pour les générations futures. Or, la formation professionnelle agricole peu développée actuellement, se trouve dans l’incapacité de répondre quantitativement aux besoins. En effet, la question n'est pas de former annuellement quelques centaines « d’agriculteurs modernes », mais de réfléchir en termes de préparation et d’adaptation du capital humain nécessaire au développement de 1 500 000 exploitations agricoles burkinabé (RGPH. 2006).

L’amélioration de la productivité doit entraîner la création de nouvelles fonctions dans la chaîne des valeurs du secteur. Il s’agit de ce fait, de développer des métiers essentiels en amont et en aval des secteurs de production comme par exemple tous les métiers liés à la commercialisation des intrants, ceux liés à la transformation agro-industrielle ou à l’exportation de productions.

Webographie


Agriculture et politique agricole


Situation de l’emploi


Formation Professionnelle


Genre

Institutions de FAR


Comme dans la plupart des pays, la formation agricole en particulier la formation professionnelle- ne relève pas d’un seul ministère ou d’un seul organisme. Au Burkina Faso, le système de formation professionnelle a connu des réformes et évolutions multiples. Plus récemment, la PN-EFTP a été conçue comme fondement politique qui permette de coordonner entre les différentes institutions engagées dans la formation professionnelle, pour créer des synergies.

Etant donnée la multitude d’institutions qui consacrent tout ou partie de leurs activités à la formation, il est difficile de quantifier le dispositif de formation agricole.

Un rapport d’enquête sur les centres et établissements d’enseignement technique et de formation professionnelle (2005) recense 401 centres, concentrés dans les régions du Centre et des Hauts Bassins et particulièrement à Ouagadougou et à Bobo Dioulasso. Environ un cinquième d’entre eux a une envergure sous régionale La durée moyenne de leurs formations varie entre deux à trois ans.

L’étude d’opportunités pour l’analyse des besoins en matière de qualification des ressources humaines dans le secteur agroalimentaire au Burkina Faso a été effectuée pour le compte du Ministère des Enseignements Secondaire et Supérieur. Elle porte sur les besoins de 7 filières porteuses sur la base des priorités du Gouvernement.
Aussitôt après l’indépendance, dès 1961, la création des Centres d’éducation rurale (CER) visait déjà à assurer la formation et l’alphabétisation des jeunes ruraux en français. Les centres furent supprimés en 1974 après une évaluation négative
Dans présentation lors d’un atelier en 2006, le dispositif a été estimé à 16 établissements sous tutelle de 5 ministères différents
Le rapport d’enquête note, à juste titre, qu’au Burkina Faso, ‘il n'existe pas un système cohérent de formation professionnelle. Dans ce cas, il vaut peut-être mieux parler de dispositifs’ au pluriel. Walther (2010) note que « l’ensemble des dispositifs recensés montre qu’il existe une variété de réponses à des besoins permanents et prioritaires de formation sans qu’ils s’inscrivent pour autant dans une politique nationale cohérente et structurée de formation pour le secteur agricole ».

Walther (2010), auteur d’une autre étude pour le compte de l’AFD, note que selon la Direction générale de la formation professionnelle du Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi, « il existerait environ 250 centres privés à travers tout le pays, dont 50 % sur Ouagadougou ».

Voir la vidéo sur le Centre de Formation Professionnelle "Vie Meilleure" à Bobo Dioulasso

Une autre étude sur la formation professionnelle agricole au Burkina Faso réalisée par l’Observatoire National de l’Emploi et de la Formation professionnelle (ONEF), couvrant tout le territoire national. L’étude a enquêté « aussi bien les centres de formation professionnelle (19), les écoles professionnelles (2), les établissements d’enseignement techniques secondaires (3) et ceux d’enseignement supérieur (5) proposant des offres de formation relatives aux activités liées à l’agriculture et aux différents types d’activités pastorales qui ont été concernés par la présente étude ». En préalable, l’étude met l’accent sur le faible niveau d’instruction et d’encadrement des producteurs. Le taux d’analphabétisme est très élevé quel que soit le domaine agricole : les pêcheurs (62%), les éleveurs (70,1%), les maraîchers (71,8%), les arboriculteurs (68,8%). L’étude a recensé 29 centres de formation agricole, repartie dans la quasi-totalité des régions. Mais cette répartition apparemment équitable cache des disparités dans l’offre de formation. La région la mieux dotée en structures de formation professionnelle agricole est le Centre-Ouest (7), suivi de la région du Centre (4) et des régions du Centre-Nord et des Hauts Bassins avec chacune 3. Les 7 autres régions ont une ou deux structures chacune. De plus, tous les centres de formation professionnelle agricole sont implantés dans les chefs-lieux de province (mais 24% des centres déclarent avoir des annexes).

Les Assises sur l’enseignement et la formation techniques et professionnels de Septembre 2012 ont relevé que « la plupart des stratégies de renforcement des capacités développées pour le secteur de l’agriculture ne sont pas toujours adaptées au secteur de l’élevage, mode de vie caractérisé par sa mobilité et confronté à des enjeux et des contraintes multiples qui limitent son impact au développement local ». Par ailleurs, ils notent l’inexistence de formation professionnelle en agriculture, bien que les activités agricoles et connexes occupent plus de 70% de la population active.

Rénovation en cours


Au regard de la multitude des acteurs, le Burkina Faso a élaboré une Stratégie Nationale de Formation Agricole et Rurale (SNFAR), dont les axes stratégiques sont :
- Axe 1 : Promotion de l’éducation de base en milieu rurale ;
- Axe 2 : Développement de l’EFTP dans le secteur agricole et rural tel que défini dans la PN/EFTP et son plan d’actions ;
- Axe 3 : Développement d’un système de vulgarisation et d’appui- conseil agricole sur toute l’étendue du territoire conformément aux recommandations de la PNVACA ;
- Axe 4 : Développement du partenariat entre toutes les parties prenantes.
Le document est validé au niveau national par les acteurs et doit être soumis pour adoption en Conseil des Ministres.

Le gouvernement du Burkina-Faso a élaboré et adopté un certain nombre de textes fondamentaux dont la Politique Nationale d’Enseignement et de Formation Techniques et Professionnels (PN/EFTP) adoptée en Juillet 2008. Il a également pris des mesures visant à améliorer l’employabilité des jeunes en mettant en place un Programme de Renforcement de la Formation Professionnelle (PRFP) avec l’appui de Taïwan (période 2007-2013) ainsi qu’un Programme d’Appui à la mise en œuvre de la Politique Sectorielle de l’EFTP (PAPS/EFTP).

La France, à travers l’AFD, participe aussi au financement de cette politique aux côtés de Taiwan et du Luxembourg avec le Programme d’appui à la rénovation de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels.

Bien d’initiatives sont en cours au Ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques, de l’Assainissement et de la Sécurité Alimentaire (MARHASA). Il s’agit entre autres de :
  • Politique nationale de sécurisation foncière en milieu rural (2007) ;
  • Ouverture des formations dans les Centres de Promotion Rurale (CPR) à la certification nationale (2011) avec l’élaboration du référentiel de formation et de certification ;
  • Adoption de l’approche par compétences comme ingénierie pédagogique pour les CPR ;
  • La stratégie d’accompagnement à l’installation des jeunes (en 2013) ;
  • Le programme de dynamisation des centres de promotion rurale (2013)

Réseau national


En 2016, le réseau FAR Burkina a été initié et mis en place.
Vous pouvez consulter la feuille de route de l'année 2016 qui a été élaborée pour la mise en place du réseau FAR Burkina.

Activité


Projet pilote formation BUS

Capitalisation et partage sur le projet pilote de formation BUS

Ce projet s'appuie sur la méthodologie et les modules de formation « B|U|S » (Bauern Unternehmer Schulung) a été initié depuis 2008. Il est réalisé dans le cadre du Programme Développement de l’Agriculture (PDA) est un Programme de la coopération germano-burkinabé qui a comme objectif global de contribuer à accroître durablement les revenus, et à améliorer la base alimentaire des populations rurales des régions de l’Est et du Sud-ouest ainsi que de la province de la Sissili.

Ce processus vise à améliorer les capacités de gestion entrepreneuriale des acteurs des filières afin
qu’ils conduisent avec succès leurs entreprises (de production, de transformation et de commercialisation) au plans technique et social. Deux (02) niveaux sont principalement concernés :
- Les aspects technico-financiers qui visent à assurer le succès de l’entreprise ;
- La confiance en soi orientée vers le renforcement de la personnalité individuelle de l’entrepreneur.

Retrouvez tous les documents sur cette approche de formation :