Bénin

Bénin


Présentation

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Le Bénin dispose d’une position privilégiée en Afrique de l’Ouest. Ouvert sur le Golfe de Guinée par une courte façade maritime et par un port de grande envergure, le pays est aussi tourné vers ses pays voisins sahéliens. A l’interface entre la mer et l’hinterland continental, il constitue donc une importante plateforme commerciale de la sous-région.

Carte d'identité


Nom officiel du pays : République du Bénin

• Superficie: 114.763 km²
• Capitale économique : Cotonou
• Population totale : 10 millions d’habitants (2013)
• Taux de croissance annuel de la population: 3,5%
• Taux d’alphabétisation des adultes 2008-2012 : 29 %
• Population rurale : 56%
• Valeur Ajoutée de l’agriculture dans le PIB : 24% (2014)
(Données Banque Mondiale)

Politique


Le Bénin continue de bénéficier d’un régime démocratique et globalement stable. Depuis la fin du régime marxiste-léniniste, en 1989, le pays a organisé six scrutins présidentiels, sept élections législatives et trois élections locales, qui se sont déroulés pacifiquement. Le scrutin présidentiel de mars 2016 s’est soldé par la victoire de Patrice Talon, un homme d’affaires multimillionnaire ayant fait fortune dans la filière du coton. Il succède à Thomas Boni Yayi qui est resté au pouvoir pendant 10 ans, entre 2006 et 2016. Les trois principaux chevaux de bataille du nouveau Gouvernement sont le renforcement de la Démocratie, la réduction de la pauvreté et l’attraction de nouveaux investissements.


Économie


Après des décennies de grandes fluctuations, le taux de croissance annuel du PIB du Bénin s’est stabilisé à partir de 1990 au-dessus de la barre des 2%. Sur la période 2011-2015, le pays a enregistré l’un des taux de croissance du PIB les plus élevés parmi les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA)en atteignant certaines années les 7% de croissance (données Banque Mondiale). Cette relative stabilisation a permis une redynamisation des relations économiques et diplomatiques avec le Nigeria voisin, une augmentation de la production du coton, la poursuite des réformes portuaires et globalement, la restauration de la confiance au niveau des opérateurs économiques.

Contrairement aux pays sahéliens de la sous-région Ouest-Africaine sans façade maritime, le secteur primaire au Bénin n’occupe pas la première place sur le plan économique. Son ouverture sur le Golfe de Guinée par le Port autonome de Cotonou permet au pays le développement du commerce avec de nombreux pays. Le Bénin importe ses marchandises majoritairement d’Europe, (France, Allemagne, Turquie) et d’Asie (Chine, Inde, Malaisie…) pour les acheminer vers l’hinterland, notamment le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Nigéria voisins. Le secteur tertiaire est donc à juste titre la première source de richesse du pays avec 55,6 % du PIB (donnée Banque Mondiale).

Le Bénin est exposé à un certain nombre de chocs exogènes, jouant fortement sur l’équilibre économique du pays. Au premier rang figurent la variation des conditions climatiques, les fluctuations des termes de l’échange (prix du coton et du pétrole) et la situation géopolitique du Nigéria voisin. Le pays est également sensible aux choix de politique commerciale du Nigéria, puisqu’environ 80 % des importations béninoises sont destinées au marché nigérian dans le cadre d’un commerce transfrontalier informel.


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Lien vers: http://missionbenin.ch/portfolio/cotonou/
Port autonome de Cotonou - Source : Ambassade et Mission Permanente du Bénin à Genève

Agriculture et politique agricole



Contexte agricole

L’agriculture occupe environ 1/4 du PIB du pays en 2015 contre 12,9% pour le secteur secondaire (Banque Mondiale). Etendu du Nord au Sud sur 700 kilomètres, le pays est constitué de 8 zones agro-écologiques dans lesquelles se développe une pluralité de productions végétales, animales, halieutiques et forestières. L’agriculture béninoise est en effet diversifiée et fortement régionalisée. La nature des cultures change d’une région à une autre, principalement en fonction de la variation des conditions climatiques, de l’importante pression démographique sur le foncier dans certaines régions et de certains déterminants culturels et ethniques.

La zone Nord est la zone de prédilection de l’élevage (dominé par les troupeaux bovins) et du coton, culture de rente introduite historiquement pendant la période coloniale. Elle procure encore aujourd’hui des revenus à 60% de la population béninoise. On y pratique aussi des cultures vivrières comme le sorgho, le mil, le maïs, l’arachide ou le niébé. Le Sud du pays, plus humide (deux saisons des pluies) est la zone privilégiée des cultures d’exportation telles que l’ananas, la noix de cajou et le palmier à huile. Les cultures vivrières de maïs, de manioc d’igname, et d’arachide y sont aussi pratiquées et permettent de répondre en grande partie aux besoins alimentaires de la population. Le Sud du pays est aussi la zone privilégiée pour les cultures maraîchères. Du fait de son ouverture vers la mer, des nombreuses zones lacustres (Lac Nokoué, Fleuve Ouémé à la frontière nigériane et Mono près du Togo) et de la présence des bas-fonds, la pêche et l’élevage piscicole sont des activités pratiquées par une grande partie de la population.

L’agriculture demeure majoritairement familiale. Les exploitations sont de petites ou de moyenne taille ; la superficie cultivée par actif agricole étant de 1,7 hectare en 2012 sur laquelle vit en moyenne sept personnes. Les exploitations familiales pratiquent généralement la polyculture associée le plus souvent au petit élevage (volailles, petits ruminants et lapins dans le Sud du pays). Environ 34% des exploitations du pays couvrent moins d’un hectare, 5% des exploitations dans le Sud et 20% dans le Nord du Bénin couvrent plus de 5 ha . L’accès au foncier reste un problème de taille dans le pays, notamment dans le Sud du pays très urbanisé.

Politiques Agricoles


Dans les Orientations stratégiques de développement 2006-2011 et la Stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté 2007-2009, un accent particulier est mis sur la nécessité de «promouvoir le renouveau économique par la mise en place d’un environnement économique et institutionnel de norme internationale et la diversification de la production, en particulier dans le domaine du monde rural ». La stratégie de développement agricole passe par la promotion et le développement des filières. Cette stratégie a été reprise et largement développée dans le Plan stratégique de relance du secteur agricole (PSRSA) 2008-2015 mis en place par le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. C’est autour de cet axe central que le Gouvernement entend structurer les initiatives et les autres actions à caractère transversal visant l’augmentation de la productivité et celles relevant de mesures spécifiques d’accompagnement destinées à créer les conditions pour une agriculture plus compétitive.

Le Plan Stratégique de Relance du Secteur Agricole qui fait office de politique agricole nationale est ambitieux de par la vision qu’il porte, à savoir « faire du Bénin, une puissance agricole dynamique à l’horizon 2015, compétitive, respectueuse de l’environnement, créatrice de richesse répondant aux besoins de développement économique et social de la population ». L’objectif global est d’améliorer les performances de l’agriculture béninoise pour la rendre capable d’assurer de façon durable la souveraineté alimentaire de la population et de contribuer au développement économique et social du Bénin, à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et à la réduction de la pauvreté. De manière spécifique, il s’agit :
  • (i) d’améliorer la productivité et la compétitivité agricoles ;
  • (ii) de garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations ;
  • (iii) de garantir une gestion durable des terres, des zones d’élevage et de pêcheries.

En 2016, le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a présenté au Conseil des Ministres une communication relative à la mise en œuvre du Programme d’Amélioration de la Productivité Agricole des Petits Exploitants (PAPAPE/SAPEP-Bénin) et le Projet de Développement des Périmètres Irrigués en Milieu rural (PDPIM). Le PAPAPE se donne pour mission d’impacter 80 000 chefs d’exploitation et de générer plus de 400 emplois en 5 ans. Il sera mis en œuvre dans 31 communes, sur des filières ciblées telles que le maïs, le riz, le manioc et les légumineuses, le niébé, le soja, l’arachide. Le PDPIM vise essentiellement la réalisation d’infrastructures hydro agricoles afin de contribuer à l’autosuffisance en riz, à la diversification des filières, au développement des cultures maraîchères et à la lutte contre la pauvreté en milieu rural.

Situation de l'emploi


Selon une étude réalisée par l’UNESCO et le BIT en 2013, plus de la moitié de la population béninoise est active. On note la présence de personnes âgées (60 ans et plus) sur le marché du travail et une précocité d’entrée des enfants sur celui-ci. En milieu rural, 60% des enfants de 6 ans et plus sont actifs alors qu’ils ne sont que de 50% en milieu urbain. De plus, la grande majorité de la population active est peu éduquée, voire non formée. Le taux d’alphabétisation (adultes de 15 ans et plus) sur le plan national est faible et s’établit à 39 % en 2015 (Banque mondiale).

Au Bénin et comme dans beaucoup d’autres pays de la sous-région, plus de 95% des emplois appartiennent au secteur informel. Plus de 60% des travailleurs relevant du secteur informel sont employés dans le secteurs agricole et sont sous scolarisés (en moyenne un travailleur du secteur agricole a moins de 4,5 années d’école, soit l’équivalent du niveau de fin de l’école primaire). L’inactivité est faible dans le pays et affecte principalement les femmes, les jeunes de 15-24 ans et les diplômés de la FTP et de l’enseignement supérieur.

Education et enseignement


Etat des lieux de l’enseignement au Bénin


La structure générale du système d’enseignement formel au Bénin se compose de 4 grands ordres différents :

- l’enseignement maternel : il accueille les enfants à partir de 2 ans et demi et il dure 2 ans. Il comprend deux sections : celle des petits et celle des grands. Selon le PDDS, il y avait environ 28 000 enfants inscrits à la maternelle (public et privé) en 2005.

- l’enseignement primaire : il correspond à la scolarité obligatoire de 6 à 11 ans. La fin du cycle primaire est sanctionnée par le Certificat d’Etudes Primaires (CEP). En 2005, il y avait de l’ordre de 1 318 000 inscrits, avec un accroissement de 7,8 % calculé entre 1994 et 2005.

- l’enseignement secondaire : il se subdivise en enseignement général et en enseignements technique et professionnel.

  • o l’enseignement secondaire général :
Il dure 7 années et est subdivisé en deux cycles : le 1er cycle qui dure 4 années et dont la fin
réussie est sanctionnée par le diplôme du Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC). Le 2nd cycle qui dure 3 années et dont la fin est sanctionnée par le Baccalauréat, ouvrant les portes de l’enseignement supérieur. En entrant au second cycle, les élèves choisissent les qui permettent d’entreprendre des études littéraires, scientifiques ou de gestion. L’enseignement secondaire (1er et 2ème cycles) comptait en 2005, près de 380 000 élèves alors que cet effectif était
d’environ 107 000 en 1994.

  • o les enseignements techniques et professionnels (ETP) :
L’entrée dans les enseignements technique et professionnel est ouverte aux élèves ayant au
moins atteint la classe de 5ème de l’enseignement secondaire général. L’ETFP comptait en 2005 environ 32 200 élèves. Six domaines de formation sont offerts actuellement. En dehors des Sciences et Techniques Agricoles, tous les domaines durent 6 années réparties en 2 cycles de 3 années. Le premier cycle est sanctionné par le Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP) et le second cycle par le Diplôme de Technicien Industriel (DTI) ou le Baccalauréat.

- l’enseignement universitaire :

Il accueille, dans les facultés, les écoles et les instituts supérieurs, y compris de second cycle universitaire, les titulaires du baccalauréat ou toute autre certification admise en équivalence pour les préparer aux différents diplômes nationaux de l’enseignement supérieur, dans des cursus de 2 à 8 ans. Les étudiants sont répartis dans deux universités nationales, l’Université d’Abomey Calavi (UAC) à proximité de Cotonou et l’Université de Parakou (UP) à l’Est du pays, huit universités privées et environ 110 établissements d’enseignement supérieurs privés en 2007/2008 (Universités privées et Centres privés d’enseignement supérieur). En 2008, alors que l’enseignement supérieur public comptait près de 46 700 étudiants, l’enseignement supérieur privé en comptait environ 16 240 . Le schéma disponible en cliquant ici récapitule les différentes composantes du système éducatif du Bénin :

image Schma_systme_de_formation_au_Bnin.png (73.6kB)
Schéma établi à partir de celui du document d’Afrimap de l’Open Society Initiative for West Africa :Bénin, Prestation Efficace des Services de l’Education (2010), p. 23.

Légende du schéma :
Note sur la lecture des flèches :
- Flèches épaisses noires : entrée dans le système éducatif
- Fines flèches noires (verticales et horizontales) : évolution vers un autre cycle de formation ou ordre
d’enseignement, avec ou sans concours (par exemple, le cycle menant au BEAT est sur concours ouvert aux
candidats en classe de 5ème (2ème année du 1er cycle du secondaire) ; on n’y entre plus à partir du CM2
contrairement à cette possibilité dans le passé)
L’entrée en apprentissage menant au CQP en 3 années de formation par alternance de type dual se fait à
partir du CM1. Le niveau du CQP est donc sensiblement inférieur à celui du CAP ou du BEAT.
- Flèches épaisses colorées : obtention d’un diplôme
BT

Webographie

Agriculture et politique agricole

Situation de l’emploi

Formation Professionnelle

Genre

Institutions de FAR


Un certain nombre d’acteurs interviennent en particulier dans les dispositifs et les systèmes de financement de la formation agricole et rurale. Au nombre de ces acteurs, on distingue cinq grandes catégories : Institutions publiques, Producteurs, Organismes de formation, Organismes d’appui à la formation, Institutions financières.

Institutions publiques :
Entrent dans ce cadre aussi bien les départements ministériels que leurs organismes sous tutelle. Dans le dispositif de formation professionnelle au Bénin, on retrouve comme acteurs, différents départements ministériels. Pour plus d’informations, consulter le tableau pages 69-70-71 en cliquant ici.

Autres structures d’appui à la formation et au conseil agricole : les Organisations professionnelles (OP) et les ONG nationales :
Les OP sont regroupées au sein d’une fédération nationale appelée Fédération des Unions de Producteurs du Bénin (FUPRO) qui est la structure faîtière des Organisations paysannes régionales du Bénin. Son principal rôle est la défense des intérêts des producteurs agricoles qui en sont membres. Elle intervient surtout dans les domaines de l’information, de la communication et de la formation des membres La FUPRO Bénin comprend plus de 3 500 Groupements Villageois (GV) regroupés en 77 Unions Communales qui, elles-mêmes, sont réunies en 6 Unions Départementales. Les différentes Organisations de Producteurs sont en relation, pour le renforcement de leurs capacités, avec les structures techniques de l’Etat (Cerpa ou cecpa), FODEFCA, ou avec des ONG.
Voir une présentation du Centre Songhaï au Bénin

Le Bénin à l’instar de plusieurs autres pays, compte trois types de dispositifs de formation agricole (Hyle, M, 2010) :
(i) un dispositif d’apprentissage agricole, dispositif traditionnel encore aux mains des chefs d’exploitation agricole et par lequel le chef d’exploitation transmet généralement aux membres de sa famille, le savoir et le savoir-faire paysans ;
(ii) un dispositif de formation initiale classique diplômante et/ou qualifiante ;
(iii) un dispositif de formation professionnelle continue assimilée à la vulgarisation et au conseil agricoles.
Comme mentionné dans l’étude sur la réforme de la formation professionnelle agricole au Bénin (2004), comme dans beaucoup de pays de la sous-région, l’enseignement technique et la formation professionnelle ont hérité du modèle de l’enseignement général, y compris pour l’enseignement agricole. En conséquence, on assiste à une inadéquation de ses produits par rapport à la demande professionnelle. C’est pour cette raison que la réforme en cours a prévu de rénover tous les référentiels en les élaborant désormais à partir d’une approche par compétence. Malheureusement, les formateurs ne sont ni préparés pour réaliser cette rénovation ni pour la mettre en œuvre si un travail important n’est pas fait avec eux en amont.

Rénovation en cours


Selon la revue des politiques de formation technique et professionnelle au Bénin réalisée par l’UNESCO (2013), l’enseignement dispensé dans les lycées collèges techniques agricoles, est en déphasage avec les réalités du pays. La population active dans l’agriculture avoisine 60% alors que les élèves inscrits dans ces établissements ne dépassent pas 5%. Ensuite, leurs diplômés ne cherchent pas à s’insérer dans le monde agricole mais utilisent leur formation comme tremplin pour une formation supérieure ou pour embrasser une carrière dans d’autres activités plus lucratives. Seuls 10% des diplômés exercent ensuite un métier dans le secteur agricole.

En matière d’éducation, le document de référence est le Plan décennal de développement du secteur de l’éducation 2006-2015 (PDDSE) qui fait suite aux États Généraux de l’Éducation de 1990 et aux engagements pris par le Bénin au plan international, en particulier au forum de Dakar en 2000 pour l’élaboration d’un Plan d’Action National pour l’Éducation Pour Tous (PAN/EPT).

En ce qui concerne l’Enseignement Technique et la Formation Professionnelle (ETFP), le PDDSE vise à restructurer et adapter ce sous-secteur aux réalités économiques et sociales du pays. De manière spécifique, le PDDSE recherche l’atteinte des objectifs ci-après :
(i) le développement et la diversification des spécialités offertes en vue de tenir compte des besoins des secteurs prioritaires et des besoins du marché ;
(ii) l’amélioration de la qualité et de l’équité ;
(iii) l’amélioration de la gestion et du pilotage du système.
Dans cette perspective, le PDDSE entend, entre autres priorités,
(i) promouvoir les filières industrielles et agricoles dans le secteur public où les effectifs doivent atteindre 8.000 apprenants dans les formations classiques (rappelons que les effectifs dans les filières Sciences et Techniques Industrielles (STI) et Sciences et Techniques Agricoles (STA) au titre de l’année scolaire 2008/2009 sont respectivement de 3.089 pour STI et 2.398 pour STA);
(ii) rendre opérationnel le cadre de concertation entre acteurs et partenaires du sous-secteur « ETFP » pour une bonne implication des professionnels dans la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des formations ;
(iii) diversifier l’offre de formation prenant en compte les perspectives économiques ;
(iv) promouvoir la scolarisation des filles dans les filières industrielles et agricoles.

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